Weekly Intelligence · 🇲🇦 Morocco

Week ending 16 Oct 2026

Maroc desk · en français · brief 10 of 12

INFLATION T3 0,3% · mais 95,9% des ménages voient les prix alimentaires monter ÉPARGNE 92,5% des ménages ne prévoient pas d'épargner sur douze mois GASOIL 16 OCT. −20 CENTIMES · essence stable GASOIL RUSSE 40 000 TONNES chargées à Primorsk le 13 oct., cap sur le Maroc GOUVERNEMENT nommé le 16 OCTOBRE · coalition à 207 SIÈGES SECTEUR SECONDAIRE −1,9% au T3 après −3,9% au T2 DIRHAM 8-14 OCT. +1,26% face au dollar · +1,39% face à l'euro FERROVIAIRE 134 MMDH d'ici 2030 · financement à mobiliser INFLATION T3 0,3% · mais 95,9% des ménages voient les prix alimentaires monter ÉPARGNE 92,5% des ménages ne prévoient pas d'épargner sur douze mois GASOIL 16 OCT. −20 CENTIMES · essence stable GASOIL RUSSE 40 000 TONNES chargées à Primorsk le 13 oct., cap sur le Maroc GOUVERNEMENT nommé le 16 OCTOBRE · coalition à 207 SIÈGES SECTEUR SECONDAIRE −1,9% au T3 après −3,9% au T2 DIRHAM 8-14 OCT. +1,26% face au dollar · +1,39% face à l'euro FERROVIAIRE 134 MMDH d'ici 2030 · financement à mobiliser

Brief d'Intelligence PME · Édition Maroc · N° 12.10–16.10

L'inflation est à 0,3 %. 95,9 % de vos clients ne vous croiront pas.

Semaine du lundi 12 au vendredi 16 octobre 2026. Huit développements, filtrés sur une seule question : qu'est-ce qu'un dirigeant de PME marocaine doit faire différemment cette semaine ?

Périmètre de cette édition

Seuls les faits survenus entre le lundi 12 et le vendredi 16 octobre 2026 sont traités comme l'actualité de la semaine. Semaine dense : deux publications du HCP qui se contredisent en apparence, un gouvernement nommé vendredi, la première baisse du gasoil depuis juillet, et une cargaison de gasoil russe qui met le cap sur le Maroc. Deux événements majeurs tombent le samedi 17 octobre, soit un jour hors fenêtre : le premier Conseil des ministres et l'adoption des orientations du PLF 2027. Ils sont traités comme tels et clairement datés.

Échelle de confiance des sources

  • ★★★ VÉRIFIÉSource primaire institutionnelle consultée, ou article ouvert et lu intégralement.
  • ★★ SOURCÉDonnée institutionnelle reprise de façon concordante par plusieurs titres, document original non ouvert.
  • ★ SIGNALÉVu en extrait de recherche uniquement. À pondérer plus faiblement.

Ce que mesure l'indice, et ce que croient vos clients

Le Haut-Commissariat au Plan a publié deux documents à un jour d'intervalle. Le premier estime l'inflation du troisième trimestre à 0,3 %, avec des prix alimentaires en recul de 3,6 %. Le second, son enquête auprès des ménages, montre que 95,9 % d'entre eux ont constaté une hausse des prix alimentaires sur les douze derniers mois. Les deux sont de la même institution. C'est le second qui décrit le comportement d'achat auquel vous faites face.

0,3%
Inflation mesurée
troisième trimestre 2026
−3,6%
Prix alimentaires mesurés
troisième trimestre 2026
95,9%
Ménages déclarant une hausse
des prix alimentaires sur 12 mois
Réponse défavorable Stable ou non détaillé Réponse favorable

Prix alimentaires, douze derniers mois

95,9% en hausse

Capacité à épargner, douze prochains mois

92,5% ne prévoient pas d'épargner7,5%

Niveau de vie, douze derniers mois

76,3% dégradé18,5%

Prix alimentaires, douze prochains mois

77,9% en hausse21,1%

Moment favorable pour acheter des biens durables

63,8% défavorable14,5%

Chômage, douze prochains mois

61,3% en hausse17,3%

Niveau de vie, douze prochains mois

51,7% dégradation attendue39,6%8,7%

Lecture : chaque barre totalise 100 % des réponses. Sur trois questions, niveau de vie passé, niveau de vie à venir et prix alimentaires à venir, la source publie les trois modalités et nous les reproduisons telles quelles ; sur une quatrième, la capacité d'épargne, les deux modalités publiées bouclent à elles seules. Sur les trois autres, prix alimentaires passés, biens durables et chômage, la source ne détaille que les deux extrêmes : le segment central est le résidu que nous avons calculé pour atteindre 100 %, et non une donnée publiée. Pour les prix alimentaires des douze prochains mois, la source indique « moins de 1 % » en baisse, que nous portons à 1,0 % pour boucler la barre. Sources : HCP, enquête de conjoncture auprès des ménages du troisième trimestre 2026, page institutionnelle consultée, mise en ligne le jeudi 15 octobre 2026 ; détail des modalités via Hespress, 15 octobre 2026. L'opposition avec l'inflation mesurée est notre mise en regard, traitée à l'item 01.

Partie 1 · Les développements

Ce qui a bougé, et ce que ça vous coûte

01

Mercredi 14 et jeudi 15 octobre · Ménages

Le HCP mesure une inflation à 0,3 %. Son enquête auprès des ménages raconte l'inverse.

Risque 🔴 Élevé Horizon Immédiat ⚖️ Aucune action de conformité ★★★ Vérifié, source primaire

Ce qui s'est passé

Le 14 octobre, le point de conjoncture du HCP estime l'inflation du troisième trimestre 2026 à 0,3 %, avec des prix alimentaires en baisse de 3,6 % et des prix non alimentaires en hausse de 2,4 %. Le 15 octobre, l'enquête de conjoncture du même HCP auprès des ménages donne un indice de confiance de 59,2 points, contre 60,1 au deuxième trimestre et 53,6 au troisième trimestre 2025. Dans cette enquête, 95,9 % des ménages déclarent avoir constaté une hausse des prix alimentaires sur les douze derniers mois et 0,4 % une baisse. 76,3 % jugent que leur niveau de vie s'est dégradé. 92,5 % ne prévoient pas d'épargner dans les douze prochains mois, le solde de capacité d'épargne tombant à moins 85 points contre moins 80,9 au trimestre précédent. 39 % ont puisé dans leur épargne ou emprunté pour couvrir leurs dépenses. 63,8 % estiment que le moment n'est pas favorable à l'achat de biens durables.

95,9%
Constatent une hausse
des prix alimentaires
92,5%
Ne prévoient pas
d'épargner sur 12 mois
39%
Ont puisé dans l'épargne
ou emprunté
−85
Solde de capacité
d'épargne, pt bas

Pourquoi c'est important

Un prix de vente se négocie contre une perception, pas contre un indice. Si vous décidez d'une hausse tarifaire en vous appuyant sur une inflation officielle de 0,3 %, vous la présenterez à des clients dont 95,9 % sont convaincus que l'alimentaire a augmenté, dont 76,3 % estiment avoir perdu du niveau de vie et dont 39 % ont déjà entamé leur épargne ou emprunté. La hausse sera perçue comme abusive quelle que soit sa justification comptable. Le second enseignement est plus opérationnel encore : avec 92,5 % de ménages qui n'envisagent pas d'épargner et 63,8 % qui jugent le moment défavorable aux biens durables, la demande se déplace vers les petits montants, les fractionnements de paiement et le remplacement différé. Une PME qui vend de l'équipement, du mobilier, de l'électroménager ou tout achat reportable doit traiter le quatrième trimestre comme un marché de financement, pas comme un marché de produit.

Gagnants
Commerces de proximité et formats petits paniers ; marques de distributeur et premiers prix ; réparation, pièces détachées et seconde main ; solutions de paiement fractionné et crédit à la consommation ; services d'abonnement à faible mensualité.
Perdants
Biens durables et équipement du foyer ; montée en gamme et lancements premium ; toute PME qui prévoit une hausse tarifaire sèche au quatrième trimestre ; secteurs dépendant d'un arbitrage d'épargne, assurance-vie et placements de détail.
Opportunité : à faire cette semaine
Si une hausse de prix est prévue avant la fin de l'année, découpez-la plutôt que de l'appliquer d'un bloc, et accompagnez-la d'une option d'entrée de gamme pour que le client ait une alternative à l'arbitrage de renoncement. Si vous vendez des biens reportables, mettez en avant le paiement en plusieurs fois avant de retoucher le prix affiché : avec 92,5 % de ménages sans intention d'épargne, c'est la mensualité qui fait la vente, pas le prix. Et cessez d'utiliser le chiffre d'inflation officielle comme argument commercial, il travaille contre vous.
Notre lecture : analyse, pas un fait sourcé
La mise en regard des deux publications est la nôtre. Le HCP ne les oppose pas et ne commente pas l'écart. Nous ne disons pas que l'un des deux chiffres est faux : ils ne mesurent pas la même chose. L'indice agrège un panier pondéré, l'enquête recueille une perception, et plusieurs explications plausibles coexistent, à commencer par la dispersion des prix à l'intérieur du poste alimentaire, où un recul global peut masquer des hausses marquées sur des produits très visibles. Nous signalons deux limites supplémentaires. La page institutionnelle du HCP ne publie que l'indice de confiance : le détail des modalités provient d'un article de presse que nous avons ouvert et lu, non du rapport complet, que nous n'avons pas téléchargé. Et le chiffre d'inflation de 0,3 % est une estimation du point de conjoncture, pas l'indice des prix à la consommation définitif de septembre, qui n'était pas publié à la clôture de cette édition.

Sources primaires : Haut-Commissariat au Plan, « Les résultats de l'enquête de conjoncture auprès des ménages, troisième trimestre de l'année 2026 », page institutionnelle consultée et lue, mise en ligne le jeudi 15 octobre 2026 à 08h00 (indice à 59,2 points, 60,1 au T2, 53,6 au T3 2025). Détail des modalités : Hespress, « HCP : 92,5 % des ménages ne prévoient pas d'épargner dans les douze prochains mois », 15/10/2026 à 14h25, ouvert et lu intégralement. Inflation et prix alimentaires du T3 : point de conjoncture du HCP via Le Nouvelliste, 14/10/2026, ouvert et lu intégralement.

02

Mercredi 14 octobre · Conjoncture

La contraction industrielle s'est réduite de moitié, et toute la reprise du quatrième trimestre est suspendue au prix de l'énergie

Risque 🟡 Moyen Horizon 90 jours ⚖️ Aucune action de conformité ★★★ Vérifié

Ce qui s'est passé

Le point de conjoncture du HCP estime la croissance du troisième trimestre 2026 à 4,1 %, après 4 % au deuxième et 4,6 % au premier, et prévoit 4,7 % au quatrième trimestre. Cette prévision est explicitement conditionnée à la stabilité des prix de l'énergie et à l'absence de perturbation majeure nouvelle. Un scénario alternatif porte la croissance du quatrième trimestre à 5,3 % si les contraintes énergétiques se desserrent et si les prix du pétrole reculent, avec une industrie qui repasserait à plus 1,6 %. Dans le détail du troisième trimestre, la valeur ajoutée du secteur secondaire se contracte de 1,9 %, après moins 3,9 % au deuxième trimestre. Les services progressent de 3,9 % et la valeur ajoutée agricole de 19,9 %. La consommation des ménages augmente de 4,1 %, avec 4,3 % attendus au quatrième trimestre, et l'investissement de 6,2 %, avec 6,8 % attendus.

Croissance du PIB4,0%T2 → T34,1%Puis 4,7 % prévus au T4, ou 5,3 % si l'énergie se détend.
Secteur secondaire−3,9%T2 → T3−1,9%Toujours en contraction, mais deux fois moins forte. Plus 1,6 % dans le scénario favorable.
Consommation+4,1%T3 → T4+4,3%La demande intérieure tient, malgré le moral des ménages.
Investissement+6,2%T3 → T4+6,8%Formation brute de capital fixe, en accélération attendue.
Exportations+7,6%T2 → T3+6,2%En volume. Seule ligne qui ralentit nettement.

Pourquoi c'est important

Depuis trois éditions, nous suivons la contraction du secteur secondaire comme le fait le plus important du cycle pour une PME industrielle. Ce chiffre s'améliore : moins 1,9 % au troisième trimestre contre moins 3,9 % au deuxième. L'industrie, la construction et l'énergie reculent encore, mais la pente s'est inversée. Le point décisif est ailleurs : le HCP ne présente pas le quatrième trimestre comme une prévision unique mais comme un embranchement, et il nomme la variable, le prix de l'énergie. Pour un dirigeant, cela transforme une publication statistique en outil de pilotage. Vous n'avez pas à deviner si votre carnet du quatrième trimestre sera à 4,7 % ou à 5,3 % de croissance ambiante : vous avez à surveiller une seule chose, le prix du gasoil, et les items 03 et 04 montrent que cette variable a commencé à bouger.

Gagnants
Sous-traitance industrielle, qui voit son marché cesser de se dégrader ; chimie, explicitement citée dans le scénario favorable ; services, en croissance de 3,9 % ; agroalimentaire adossé à une valeur ajoutée agricole à 19,9 % ; biens d'équipement, portés par un investissement à 6,2 %.
Perdants
Exportateurs, dont la croissance en volume ralentit de 7,6 % à 6,2 % ; PME qui ont calé leur budget du quatrième trimestre sur le scénario haut sans surveiller la condition énergétique ; activités restées exposées au segment en contraction.
Opportunité : à faire cette semaine
Reconstruisez votre prévision du quatrième trimestre en deux versions, l'une sur le scénario de base et l'autre sur le scénario favorable, et identifiez la décision que vous prendriez différemment dans chacun : un recrutement, une commande de stock, une ligne de crédit. Puis fixez-vous un seul indicateur de bascule, la révision des carburants du 1er novembre. C'est une manière de décider à date plutôt que de rester en attente deux mois.
Notre lecture : analyse, pas un fait sourcé
Le HCP conditionne lui-même son scénario favorable à une détente énergétique, c'est une donnée de la source. En revanche, le rapprochement avec les développements carburants de cette semaine est le nôtre : le point de conjoncture a été publié le 14 octobre, la baisse du gasoil est intervenue le 16, et la licence américaine sur le gasoil russe date du 9. Aucune source ne relie ces faits, et nous ne prétendons pas que la condition du HCP est désormais remplie. Deux réserves de méthode. Le chiffre du troisième trimestre est une estimation, pas un compte national définitif, et notre source ne donne pas d'agrégat pour l'ensemble des activités non agricoles, que nous ne reconstituons donc pas. Enfin, nous n'avons pas ouvert la note du HCP elle-même : nous nous appuyons sur un article de presse lu intégralement.

Source : HCP, point de conjoncture, via Le Nouvelliste Maroc, « Croissance, inflation, investissement : ce que prévoit le HCP pour la fin de 2026 », 14/10/2026, ouvert et lu intégralement (4,6 % au T1, 4 % au T2, 4,1 % estimés au T3, 4,7 % prévus au T4 sous condition de stabilité énergétique, 5,3 % en scénario favorable avec industrie à plus 1,6 %, secondaire à moins 1,9 % après moins 3,9 %, services à 3,9 %, agricole à 19,9 %, consommation à 4,1 % puis 4,3 %, investissement à 6,2 % puis 6,8 %, exportations en volume de 7,6 % à 6,2 %, inflation du T3 à 0,3 %). Reprises concordantes : Le Matin, Aujourd'hui le Maroc, Lebrief, Medi1News (14 et 15/10/2026). Note du HCP non ouverte : pondération ★★★ sur la lecture de l'article, non sur le document source.

03

Jeudi 15 et vendredi 16 octobre · Énergie

Le gasoil baisse de 20 centimes, soit un quart de la hausse du 1er octobre. L'essence ne rend rien.

Risque 🟡 Moyen Horizon Immédiat ⚖️ Aucune action de conformité ★★★ Vérifié

Ce qui s'est passé

La révision du 16 octobre a abaissé le gasoil de 20 centimes le litre et laissé l'essence inchangée. À Casablanca, le gasoil passe d'environ 16,10 à 16,18 dirhams à environ 15,90 à 15,98 dirhams, repassant sous la barre des 16. En prix indicatifs nationaux, une autre source donne un gasoil à environ 15,61 dirhams contre 15,81 auparavant, et une essence stable à environ 15,33 dirhams. Après la baisse, le gasoil reste plus cher que l'essence de 27 à 39 centimes à Casablanca. C'est la première baisse après six hausses successives depuis la mi-juillet, dont celle du 1er octobre qui avait ajouté 80 centimes au gasoil et 39 centimes à l'essence. Les prix à la pompe reflètent des cargaisons achetées au moins deux semaines plus tôt.

−0,20
DH/L gasoil
révision du 16 octobre
25%
De la hausse du 1er oct.
restituée
0%
De la hausse essence
restituée
+27 à 39
Centimes, surcoût du gasoil
par rapport à l'essence

Pourquoi c'est important

La direction a changé, l'ampleur ne doit tromper personne. Le gasoil a rendu 20 centimes sur les 80 ajoutés le 1er octobre, soit un quart, et l'essence n'a rien rendu du tout. Pour une flotte, le coût reste très supérieur à celui de juillet. Deux faits méritent d'entrer dans vos calculs. Le premier est que le gasoil demeure plus cher que l'essence, ce qui est contre-intuitif pour un carburant professionnel et pèse sur l'arbitrage d'un renouvellement de véhicules utilitaires légers. Le second est le décalage de deux semaines entre l'achat des cargaisons et le prix affiché : la baisse du 16 octobre ne reflète donc pas les mouvements de marché les plus récents, ce qui veut dire que l'essentiel de l'effet attendu, s'il se confirme, se jouera aux révisions du 1er et du 16 novembre.

Gagnants
Transport routier et livraison, pour un allègement limité mais réel ; PME ayant refusé de verrouiller un prix carburant long, conformément à notre recommandation de la semaine dernière ; acheteurs de véhicules essence pour des usages légers.
Perdants
Opérateurs ayant couvert au plus haut ; flottes diesel à usage intensif, le surcoût par rapport à l'essence persistant ; entreprises ayant annoncé une hausse tarifaire que la baisse rend plus difficile à défendre, même si elle ne compense qu'un quart du choc.
Opportunité : à faire cette semaine
Faites deux choses précises. Répercutez la baisse de vous-même auprès de vos clients, en chiffrant qu'elle ne couvre qu'un quart de la hausse du 1er octobre : vous gagnez la crédibilité du geste tout en protégeant votre tarif. Et pour tout renouvellement de véhicule utilitaire léger prévu d'ici la fin de l'année, refaites le calcul essence contre diesel avec les prix d'aujourd'hui plutôt qu'avec l'hypothèse ancienne d'un gasoil moins cher, qui n'est plus vraie.
Notre lecture : analyse, pas un fait sourcé
Le ratio d'un quart restitué est notre calcul, pas une donnée publiée : 20 centimes rendus sur 80 ajoutés le 1er octobre. Attention aux niveaux absolus, qui diffèrent selon les sources parce qu'elles ne mesurent pas la même chose : l'une donne des fourchettes relevées en stations à Casablanca, l'autre des prix indicatifs nationaux, et l'écart entre les deux séries atteint une trentaine de centimes. Nous publions les deux séries séparément et nous ne les mélangeons pas. Aucune source ne donne de cause officielle à la baisse du gasoil ni à la stabilité de l'essence, et nous n'en inventons pas. Enfin, nous ne disposons d'aucune donnée vérifiée sur le prix relatif du gasoil et de l'essence avant la mi-juillet : nous constatons l'écart actuel, nous ne le qualifions pas d'inversion historique.

Sources : Le360, « Carburants : le gasoil en baisse de 20 centimes dès ce jeudi soir », 15/10/2026 à 17h15, ouvert et lu intégralement (fourchettes de Casablanca de 16,10-16,18 à 15,90-15,98 DH/L, écart de 27 à 39 centimes avec l'essence, six hausses successives depuis la mi-juillet, décalage de deux semaines sur les cargaisons). Le Matin, 15/10/2026 à 19h20, ouvert et lu intégralement (prix indicatifs nationaux, gasoil de 15,81 à 15,61 DH/L, essence stable à 15,33 DH/L, rappel de la révision du 1er octobre à plus 80 et plus 39 centimes). Reprises concordantes : Hespress, H24Info, Lebrief, Alyaoum24 (15 et 16/10/2026).

04

Jeudi 15 octobre · Approvisionnement

40 000 tonnes de gasoil russe font route vers le Maroc, après une licence américaine du 9 octobre

Risque 🟡 Moyen Horizon 30 à 90 jours ⚖️ Aucune action de conformité PME ★★★ Vérifié, portée incertaine

Ce qui s'est passé

Selon des données de suivi maritime du London Stock Exchange Group citées par Reuters, un navire transportant environ 40 000 tonnes de gasoil à très faible teneur en soufre a chargé le 13 octobre au port russe de Primorsk, en mer Baltique, à destination du Maroc. Le nom du navire, le port d'arrivée marocain, l'acheteur et les conditions de la vente ne sont pas connus, et il n'est pas établi si la cargaison est destinée au marché intérieur marocain ou à un transit. Ce mouvement intervient après deux décisions. Le 9 octobre, l'Office of Foreign Assets Control du Trésor américain a émis la licence générale n° 135, qui autorise sous conditions certaines opérations de vente, livraison, déchargement et importation de gasoil d'origine russe. Le 10 octobre, la Russie a partiellement levé ses restrictions à l'exportation de gasoil, mesures qui avaient été prolongées jusqu'à fin janvier 2027. À la mi-octobre, le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak a déclaré à Reuters que les exportations de gasoil pourraient retrouver un volume mensuel habituel de 3 à 3,5 millions de tonnes d'ici la fin de l'année, sous réserve que les flux commerciaux attendus se matérialisent.

Pourquoi c'est important

Jusqu'ici, la crise du distillat se lisait pour une PME marocaine comme un prix. Elle devient une question d'approvisionnement physique, et le Maroc apparaît dans les données de navigation comme une destination. Si des cargaisons russes décotées entrent durablement dans le mix d'importation marocain, c'est la base de coût du gasoil qui se déplace, et pas seulement la cotation d'un marché européen. Pour autant, ne construisez rien sur cette cargaison : son volume est celui d'un navire, l'acheteur est inconnu, et il est possible qu'elle ne soit pas destinée aux pompes marocaines. Ce qu'il faut retenir pour décider, c'est qu'un verrou réglementaire a sauté le 9 octobre et qu'un flux interrompu peut reprendre, ce qui rend le scénario de détente du HCP moins théorique qu'il ne l'était il y a quinze jours.

Gagnants
Importateurs et distributeurs de produits pétroliers ayant accès à des sources diversifiées ; transport routier et logistique si la détente se confirme ; activités énergo-intensives ; négoce et stockage portuaire de produits raffinés.
Perdants
Opérateurs ayant verrouillé des achats longs au prix fort ; entreprises dont la tarification client suppose un carburant durablement élevé ; fournisseurs de solutions de substitution dont le dossier économique reposait sur un gasoil à 16 dirhams.
Opportunité : à faire cette semaine
Si vous achetez du carburant en volume, posez à votre fournisseur une question simple et écrite : d'où viendront vos cargaisons du quatrième trimestre, et la diversification des origines se traduira-t-elle par une révision de votre grille. Vous n'obtiendrez peut-être pas de réponse, mais la question elle-même vous positionne pour une renégociation si la détente se matérialise. Et maintenez votre politique de couverture courte, le temps que le flux se confirme.
Notre lecture : analyse, pas un fait sourcé
Discipline de sourçage sur ce point. Plusieurs agrégateurs ont titré qu'il s'agissait de la première cargaison russe depuis la reprise des exportations. Nos deux sources de référence ne l'écrivent pas, et l'une précise explicitement qu'il n'est pas établi que ce navire relève des exportations supplémentaires attendues après l'assouplissement. Nous ne reprenons donc pas la qualification de première cargaison. Nous ne convertissons pas non plus les 40 000 tonnes en jours de consommation marocaine, faute de donnée vérifiée sur cette consommation. L'affirmation selon laquelle un accès à du gasoil russe déplacerait la base de coût marocaine est une inférence de notre part. Nous relevons enfin une divergence mineure entre nos sources sur la date de la déclaration de M. Novak, l'une indiquant le 14 octobre et l'autre le lundi précédent : nous écrivons « à la mi-octobre ».

Sources : Le360 English, « Tanker carrying 40,000 tonnes of Russian diesel heads to Morocco », 15/10/2026 à 16h30, ouvert et lu intégralement (chargement à Primorsk le 13 octobre, gasoil à très faible teneur en soufre, licence générale OFAC n° 135 du 9 octobre, levée partielle russe du 10 octobre, prolongation des mesures jusqu'à fin janvier 2027, déclaration Novak sur 3 à 3,5 millions de tonnes mensuelles, données LSEG via Reuters). Hespress English, 15/10/2026 à 16h00, ouvert et lu intégralement (port d'arrivée non identifié, acheteur non identifié, conditions de vente non rapportées, destination intérieure ou transit non établie). Les deux sources s'appuient sur la même dépêche Reuters.

05

Vendredi 16 octobre · Institutions

Le gouvernement El Mansouri est nommé : Lekjaa aux Finances, Mezzour à une Industrie élargie à l'investissement

Risque 🟢 Faible Horizon 30 jours ⚖️ Aucune action de conformité PME ★★★ Vérifié

Ce qui s'est passé

Le Roi Mohammed VI a nommé le vendredi 16 octobre les membres du gouvernement dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri, qui avait été nommée cheffe du gouvernement le 29 septembre. La coalition réunit le PAM, l'Istiqlal, l'USFP et le PPS, soit 207 sièges à la Chambre des représentants, neuf de plus que les 198 nécessaires à la majorité absolue. Le PAM avait annoncé l'accord le 12 octobre. Fouzi Lekjaa devient ministre de l'Économie, des Finances et de la Performance publique, sans ministère du Budget distinct. Ryad Mezzour conserve l'Industrie et le Commerce, avec un périmètre élargi à l'Investissement et à l'Inclusion économique. Khalid Hatimy prend l'Agriculture, la Pêche maritime et la Souveraineté alimentaire. Charafat Afailal prend l'Énergie, les Mines et le Développement durable. Abdessamad Kayouh est aux Transports et à la Logistique, Ahmed Rahhou à l'Intelligence artificielle, la Transformation numérique et la Réforme de l'administration, Abderrahim Chahid à l'Emploi et au Dialogue social, et Abdelouafi Laftit reste à l'Intérieur. L'ensemble compte environ dix-neuf portefeuilles ministériels, auxquels s'ajoutent onze ministres délégués.

207
Sièges de la coalition
sur 395
198
Seuil de la majorité
absolue
19
Portefeuilles ministériels
plus 11 délégués
4
Partis de la coalition
PAM, PI, USFP, PPS

Pourquoi c'est important

Pour une PME, trois informations comptent dans cette liste. La première est que le ministère de l'Économie et des Finances concentre désormais aussi le budget, ce qui réduit le nombre d'interlocuteurs sur les arbitrages de dépense et sur le paiement de la commande publique. La deuxième est que l'Industrie absorbe l'Investissement et l'Inclusion économique : les dispositifs de soutien à l'investissement et les sujets de TPE-PME relèvent du même ministre que la politique industrielle, ce qui simplifie le guichet mais concentre aussi la décision. La troisième est la lecture des intitulés : « Souveraineté alimentaire » et « Intelligence artificielle » apparaissent dans des titres ministériels une semaine après un discours royal qui les désignait comme priorités. Ce que cela change concrètement cette semaine, c'est que vos dossiers en instance ont de nouveau un destinataire, et que la fenêtre utile pour se faire connaître d'un cabinet qui se constitue est courte.

Gagnants
Fournisseurs de l'État en attente de paiement ou d'arbitrage ; porteurs de dossiers d'investissement et de soutien TPE-PME, désormais sous un ministère unique ; agroalimentaire et filières de souveraineté alimentaire ; prestataires numériques et IA ; conseils en affaires publiques.
Perdants
Entreprises dont les relais étaient installés auprès des équipes sortantes ; secteurs absents des intitulés ministériels ; PME attendant une mesure qui suppose un vote de confiance et un budget adoptés, donc pas avant plusieurs semaines.
Opportunité : à faire cette semaine
Reprenez la liste de vos dossiers administratifs bloqués et réadressez-les cette semaine au bon ministère selon le nouveau périmètre, en particulier tout ce qui touche à l'investissement, qui a changé de maison. Un dossier relancé pendant la constitution d'un cabinet est traité ; un dossier relancé dans trois mois arrive dans une pile. Et mettez à jour vos modèles de courrier et vos mentions de tutelle, qui sont désormais faux.
Notre lecture : analyse, pas un fait sourcé
La composition et le décompte des sièges sont sourcés. En revanche, le décompte de dix-neuf portefeuilles est un comptage effectué sur la liste, la source ne publiant pas de total, et nous le donnons comme un ordre de grandeur. La lecture des intitulés ministériels comme un écho au discours royal du 9 octobre est notre interprétation : aucune source n'établit ce lien. L'idée qu'un regroupement de portefeuilles simplifie le parcours d'une PME est une hypothèse de notre part, pas un effet constaté. Nous notons enfin que notre édition précédente rapportait, en pondération ★★ à partir d'une revue de presse, un objectif de gouvernement resserré à vingt-deux portefeuilles au maximum : l'ordre de grandeur se vérifie, tandis que le chiffre concurrent de dix-huit ministères, que nous avions refusé de publier, ne se vérifie pas davantage.

Source : Médias24, « Officiel. Voici la composition du gouvernement El Mansouri », 16/10/2026 à 15h26, mise à jour à 16h29, ouvert et lu intégralement (nomination royale du 16 octobre, coalition PAM, Istiqlal, USFP et PPS à 207 sièges contre 198 requis, accord annoncé par le PAM le 12 octobre, portefeuilles et titulaires cités, onze ministres délégués, Hassan Tariq secrétaire général du gouvernement). Reprises concordantes : Finances News Hebdo, Le Desk, H24Info (16/10/2026).

06

Semaine du 8 au 14 octobre · Monnaie et crédit

Le dirham reprend 1,26 % face au dollar, et Bank Al-Maghrib n'est pas intervenue pour autant

Risque 🟢 Faible Horizon 30 jours ⚖️ Aucune action de conformité ★★★ Vérifié, gap de six semaines refermé

Ce qui s'est passé

Le bulletin des indicateurs hebdomadaires de Bank Al-Maghrib montre qu'entre le 8 et le 14 octobre, le dirham s'est apprécié de 1,26 % face au dollar et de 1,39 % face à l'euro. La semaine précédente, du 1er au 7 octobre, il s'était déprécié de 2,95 % face au dollar et de 1,47 % face à l'euro. Aucune opération d'adjudication n'a été réalisée sur le marché des changes sur l'une ou l'autre de ces deux semaines. Les avoirs officiels de réserve s'établissent à 515,4 milliards de dirhams au 9 octobre, en baisse de 0,1 % sur une semaine et en hausse de 22,6 % sur un an, après 515,7 milliards au 2 octobre. Les interventions de la banque centrale ont représenté en moyenne 148 milliards de dirhams par jour, dont 52,6 milliards d'avances à sept jours, 44,9 milliards de pensions livrées et 50,5 milliards de prêts garantis. Le volume quotidien moyen du marché interbancaire s'élève à 3,3 milliards de dirhams, à un taux de 2,25 %. En marge des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, Jason Wu, directeur adjoint du département des marchés monétaires et de capitaux du FMI, a déclaré à la MAP que le système bancaire marocain « reste solide, liquide et rentable, et assez bien capitalisé ».

Dirham / dollar−2,95%1-7 → 8-14 oct.+1,26%Rebond partiel. Sur les deux semaines cumulées, notre calcul donne environ moins 1,73 %.
Dirham / euro−1,47%1-7 → 8-14 oct.+1,39%Quasi-retour au point de départ. Notre calcul donne environ moins 0,10 % sur deux semaines.
Réserves officielles515,72 → 9 oct.515,4En MMDH. Stables sur la semaine, en hausse de 22,6 % sur un an.
Adjudications de change0deux semaines0Aucune intervention de BAM sur le marché des changes, à la baisse comme à la hausse.
Taux interbancaire2,25%inchangé2,25%Pour un volume quotidien moyen de 3,3 MMDH, contre 3,4 la semaine précédente.

Pourquoi c'est important

Notre édition de la semaine dernière faisait de la dépréciation du dirham la principale menace, parce qu'elle absorbait la baisse du gasoil avant qu'elle n'atteigne la pompe. Ce mouvement s'est partiellement inversé. Le fait le plus instructif n'est pourtant pas le rebond, c'est son mode : la banque centrale n'a réalisé aucune adjudication de change ni dans la semaine de chute ni dans la semaine de reprise. Autrement dit, il n'y a pas de niveau défendu, le change se fait dans la bande et un importateur ne peut compter sur aucun plancher implicite. En contrepartie, les conditions de financement sont confortables : des réserves en hausse de 22,6 % sur un an, une banque centrale qui injecte près de 148 milliards de dirhams par jour, un taux interbancaire ancré à 2,25 % et un FMI qui qualifie les banques de solides et liquides. Pour une PME, cela signifie que le crédit n'est pas le point de tension du moment, et que le coût de couverture de change est un investissement plus justifié que la négociation du taux d'un emprunt.

Gagnants
Importateurs, pour un répit sur deux semaines ; emprunteurs, dans un marché liquide à taux stable ; entreprises endettées en devises, dont la charge en dirhams s'allège légèrement ; PME en négociation de ligne de trésorerie.
Perdants
Exportateurs, dont l'avantage de change se réduit ; opérateurs ayant acheté des devises au plus haut début octobre ; toute entreprise qui lit le rebond comme une garantie de stabilité, alors qu'aucune intervention ne soutient le cours.
Opportunité : à faire cette semaine
Profitez du répit plutôt que de le consommer. Si vous avez des achats en devises programmés d'ici la fin de l'année, c'est la fenêtre pour demander une cotation de couverture à terme, puisque le cours s'est amélioré sans qu'aucun soutien officiel ne le garantisse. Et si vous cherchez une ligne de financement, les conditions de liquidité décrites par ce bulletin sont un argument de négociation : votre banque se refinance à 2,25 % dans un marché abondamment alimenté.
Notre lecture : analyse, pas un fait sourcé
Nous refermons ici un manque signalé six semaines de suite. Les données du bulletin hebdomadaire de Bank Al-Maghrib nous parviennent désormais par la presse qui les reprend, et cet item en est tiré. Nous n'avons toujours pas consulté le document source sur le site de la banque centrale, et nos deux sources sont des reprises d'agence. Le cumul sur deux semaines est notre calcul et non une donnée publiée : enchaîner moins 2,95 % puis plus 1,26 % donne environ moins 1,73 % sur le dollar, et moins 1,47 % puis plus 1,39 % donne environ moins 0,10 % sur l'euro. L'interprétation de l'absence d'adjudication comme l'absence d'un plancher défendu est notre lecture : la banque centrale n'a pas commenté sa politique de change cette semaine, et une absence d'intervention peut avoir d'autres causes. La bonne santé bancaire décrite par le FMI concerne la solidité du système, elle ne dit rien de l'appétit des banques pour le risque PME.

Sources : Bank Al-Maghrib, bulletin des indicateurs hebdomadaires, via Medi1News avec la MAP, 17/10/2026 à 00h14, ouvert et lu intégralement (données du 8 au 14 octobre, réserves au 9 octobre, interventions, interbancaire, adjudication du 14 octobre de 51,8 MMDH). Semaine précédente : Le Reporter, 09/10/2026, ouvert et lu intégralement (données du 1er au 7 octobre, réserves de 515,7 MMDH au 2 octobre, interventions de 155,1 MMDH par jour, interbancaire de 3,4 MMDH). Déclaration du FMI : revue de presse Hespress du 15/10/2026 citant Al Bayane, propos recueillis par la MAP, article d'origine non ouvert, pondération ★★. Le bulletin publié le 17 octobre porte sur des données de la fenêtre et est signalé comme tel.

07

Mercredi 14 octobre · Commande publique

134 milliards de dirhams de programme ferroviaire à l'horizon 2030, dont le financement reste « à mobiliser »

Risque 🟡 Moyen Horizon Long terme ⚖️ Aucune action de conformité ★★★ Vérifié

Ce qui s'est passé

À l'ouverture du deuxième Forum international sur le financement des projets ferroviaires en Afrique, coorganisé par l'Union internationale des chemins de fer et l'ONCF, le ministre des Transports et de la Logistique Abdessamad Kayouh a annoncé un programme d'investissement de 134 milliards de dirhams à l'horizon 2030, programme initial et programme complémentaire confondus. Il comprend l'extension de la ligne à grande vitesse de Kénitra à Marrakech, le raccordement du nouveau port Nador West Med au réseau ferroviaire, le développement de trains de proximité dans les grandes agglomérations, la modernisation du réseau existant et l'acquisition de 168 nouveaux trains. Le discours, lu par le secrétaire général du ministère Zine El Abidine Britel, indique que des ressources financières importantes « doivent être mobilisées », évoque des instruments de financement verts et un renforcement de la gestion du risque financier, ainsi qu'un cadre contractuel entre l'État et l'ONCF portant sur le programme, ses modalités de financement et les engagements de chaque partie. La source ne décrit pas le financement comme acquis et ne ventile pas le total entre les deux programmes.

134 MMDH
Programme ferroviaire
horizon 2030
168
Trains
à acquérir
à mobiliser
Statut du financement
selon la source
2030
Horizon, adossé
à la Coupe du monde

Pourquoi c'est important

C'est la deuxième semaine consécutive où la leçon est la même : distinguez ce qui est annoncé de ce qui est payable. La semaine dernière, à Casablanca-Settat, l'écart utile était entre 92,7 milliards de conventions adoptées et 59 milliards visées. Ici, un programme de 134 milliards est présenté dans un forum dont l'objet même est de trouver l'argent, et le ministère écrit que les ressources doivent être mobilisées. Cela ne veut pas dire que le programme ne se fera pas : il est adossé à l'échéance de 2030 et à la Coupe du monde, ce qui lui donne une contrainte de calendrier rare. Cela veut dire que la séquence commerciale pour une PME n'est pas « me positionner sur 134 milliards » mais « identifier les lots déjà financés ». L'acquisition de 168 trains et la modernisation du réseau existant sont les postes qui génèrent le plus vite de la sous-traitance accessible, en maintenance, en pièces, en génie civil courant et en services aux chantiers.

Gagnants
Génie civil et terrassement ; maintenance ferroviaire et pièces détachées ; signalisation et électrification ; logistique de chantier, bases vie et sécurité ; bureaux d'études ; entreprises des axes Kénitra-Marrakech et Nador West Med.
Perdants
PME qui engagent des frais commerciaux sur des lots non financés ; fournisseurs sans capacité de portage de trésorerie sur délais publics longs ; opérateurs misant sur un calendrier court alors que l'horizon est 2030.
Opportunité : à faire cette semaine
Ne travaillez pas le programme, travaillez le donneur d'ordre. L'ONCF publie ses appels d'offres en continu : inscrivez-vous à ses avis et construisez votre référencement maintenant, pendant que le cadre contractuel avec l'État se négocie, plutôt qu'au moment où les lots sortiront. Et si vous êtes en maintenance ou en pièces, le poste des 168 trains est celui dont les effets arrivent le plus tôt dans la chaîne.
Notre lecture : analyse, pas un fait sourcé
Le classement des postes selon leur rapidité à générer de la sous-traitance accessible est notre appréciation, la source ne hiérarchisant ni les lots ni leur calendrier. La source ne donne aucune date de publication d'avis, aucune ventilation entre programme initial et complémentaire, et aucun montant par projet : nous n'en construisons pas. Le parallèle avec l'écart entre conventions adoptées et visées à Casablanca-Settat est notre rapprochement éditorial entre deux faits distincts. Précision sur le titulaire du portefeuille : notre source du 14 octobre désigne M. Kayouh comme ministre des Transports et de la Logistique, et la liste gouvernementale du 16 octobre lui attribue le même portefeuille ; nous ne qualifions pas pour autant cette situation de reconduction, faute d'élément vérifié sur sa position antérieure.

Source : La Vie Éco, « Mobilité : 134 MMDH pour étendre et moderniser le réseau ferroviaire », 14/10/2026 à 16h00, mise à jour à 16h16, ouvert et lu intégralement (134 MMDH programme et programme complémentaire à l'horizon 2030, extension LGV Kénitra-Marrakech, raccordement de Nador West Med, trains de proximité, modernisation du réseau, 168 trains, ressources « doivent être mobilisées », instruments de financement verts, cadre contractuel État-ONCF, annonce du 14 octobre par Abdessamad Kayouh, discours lu par Zine El Abidine Britel, forum coorganisé par l'UIC et l'ONCF jusqu'au 15 octobre). Reprises concordantes : Telquel, La Nouvelle Tribune, H24Info (14/10/2026).

08

Mardi 13 octobre · Industrie

Safran ajoute 400 emplois à Aïn Atiq, et la tension sur les profils techniques se confirme

Risque 🟢 Faible Horizon 90 jours ⚖️ Aucune action de conformité ★★★ Vérifié

Ce qui s'est passé

Safran Electrical & Power a inauguré le mardi 13 octobre une extension de 5 700 mètres carrés de son site d'Aïn Atiq, portant la surface totale à 31 400 mètres carrés, avec 400 emplois supplémentaires prévus. Le site emploie actuellement 1 610 personnes, dont 87 % de femmes, et vise près de deux millions d'heures de production en 2026. Il fabrique des câblages électriques aéronautiques et compte parmi les plus grands de son type au monde. Le ministre de l'Industrie et du Commerce Ryad Mezzour a salué « la confiance renouvelée du groupe Safran envers le Maroc ». Le président de Safran Electrical & Power Bruno Bellanger a déclaré que « cette extension illustre la solidité du partenariat entre le Maroc et le groupe » et cité d'autres investissements à Casablanca, dont les moteurs électriques et les freins de trains d'atterrissage. La présidente de Safran Electrical & Power Maroc Leïla El Ghrib a insisté sur les liens avec les universités et les écoles de formation pour le recrutement. Le montant de l'investissement n'est pas communiqué.

400
Emplois supplémentaires
prévus
1 610
Effectif actuel du site
dont 87% de femmes
5 700 m²
Extension, portant
le site à 31 400 m²
2 M
Heures de production
visées en 2026

Pourquoi c'est important

La semaine dernière, nous signalions un risque de tension salariale sur les profils techniques après l'annonce de trois protocoles aéronautiques pour 950 emplois directs, dont 750 dans le câblage électrique. Cette semaine, une seconde extension dans exactement la même activité ajoute 400 postes. Pour une PME industrielle, le signal n'est plus anecdotique : la demande de main-d'œuvre qualifiée dans le câblage, le traitement de surface et l'usinage augmente par paliers successifs, et les grands donneurs d'ordre recrutent directement auprès des universités et des écoles, c'est-à-dire en amont du marché où vous recrutez. L'autre lecture est commerciale : une extension de 5 700 mètres carrés et un objectif de deux millions d'heures de production supposent des achats de proximité, de la maintenance, de l'outillage, de la logistique interne et des services généraux, qui se contractualisent au moment de la montée en cadence.

Gagnants
Maintenance industrielle, outillage et consommables ; logistique interne et services généraux ; organismes de formation technique et écoles partenaires ; cabinets de recrutement spécialisés ; immobilier industriel locatif de la région de Rabat.
Perdants
PME industrielles employant des profils techniques sans politique de rétention ; employeurs concurrents sur les mêmes métiers de câblage et d'électromécanique ; entreprises dont la masse salariale ne peut absorber une revalorisation.
Opportunité : à faire cette semaine
Deux mouvements. Côté commercial, faites-vous référencer pendant la phase de montée en cadence, quand les fournisseurs de proximité se choisissent. Côté social, si vous employez des câbleurs, des électromécaniciens ou des techniciens méthodes, ne vous contentez pas d'un plan salarial : les deux employeurs cités recrutent par les écoles, donc nouez vous aussi une relation avec un établissement de formation de votre bassin. C'est le seul levier qui produit des candidats plutôt que de les disputer.
Notre lecture : analyse, pas un fait sourcé
La source ne donne ni montant d'investissement, ni calendrier de recrutement, ni part à l'export, ni taux d'intégration locale, et nous ne les estimons pas. Le rapprochement avec les trois protocoles de la semaine dernière est le nôtre : aucune source ne traite ces annonces ensemble. Surtout, nous ne savons pas où sont implantées les unités annoncées la semaine dernière, nos sources ne l'ayant pas précisé : nous ne pouvons donc pas affirmer qu'elles recrutent dans le même bassin d'emploi qu'Aïn Atiq, et nous décrivons une tension de métier, pas une concurrence locale établie. L'anticipation d'achats de proximité est une inférence tirée de la taille de l'extension, non une annonce du groupe.

Source : Médias24, « Aéronautique : Safran inaugure une extension à Aïn Atiq et prévoit 400 emplois supplémentaires », 13/10/2026 à 18h04, mise à jour à 19h44, ouvert et lu intégralement (5 700 m² d'extension pour un total de 31 400 m², 400 emplois prévus, 1 610 salariés dont 87 % de femmes, près de deux millions d'heures de production visées en 2026, câblages électriques aéronautiques, vingtième anniversaire du site, citations de Ryad Mezzour, Bruno Bellanger et Leïla El Ghrib). Reprises concordantes : Aujourd'hui le Maroc, Telquel, LesEco, Medi1News (13 et 14/10/2026).

Note de méthode : un gap refermé, deux chiffres écartés, trois inconnues

Après six semaines, nous avons enfin les données hebdomadaires de la banque centrale.

Un manque refermé. Depuis six éditions, nous signalions l'impossibilité de consulter le bulletin hebdomadaire de Bank Al-Maghrib. Ses données nous parviennent désormais par la presse d'agence qui les reprend, et elles alimentent l'item 06, avec deux semaines de série sur le change, les réserves, la liquidité et l'interbancaire. Nous n'avons toujours pas ouvert le document source sur le site de la banque centrale, et nous le disons plutôt que de laisser croire à une consultation directe.

Un chiffre écarté, parce que deux versions circulent. Une revue de presse du 16 octobre évoque 28 milliards de dirhams d'investissement pour sept plateformes aéroportuaires, annoncés au Marrakech Air Show. D'autres sources évoquent 38 milliards à l'horizon 2030, et l'article que nous avons ouvert pour trancher s'est révélé dater d'avril 2025, où le même chiffre de 28 milliards était déjà annoncé au Parlement. Ne pouvant établir ni le périmètre de chaque montant ni ce qui serait nouveau cette semaine, nous ne publions aucun chiffre d'investissement aéroportuaire.

Une qualification refusée. Plusieurs agrégateurs ont présenté la cargaison de gasoil russe comme la première depuis la reprise des exportations. Nos deux sources de référence, qui s'appuient toutes deux sur la même dépêche Reuters, ne l'écrivent pas, et l'une d'elles précise qu'il n'est pas établi que ce navire relève des flux supplémentaires attendus. Nous nous en tenons à ce que disent les sources.

Deux faits majeurs hors fenêtre. Le premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement s'est tenu le samedi 17 octobre, un jour après la clôture de cette édition, et a adopté les orientations générales du PLF 2027. Nous les traitons dans l'encadré de conformité et dans la rubrique d'anticipation, datées comme telles, et non comme l'actualité de la semaine.

La facturation électronique, huitième semaine. Aucune confirmation de publication au Bulletin officiel du décret d'application. Position inchangée : préparez-vous comme si les dates circulant étaient fermes, mais ne contractualisez rien sur une date que le Bulletin officiel n'a pas consacrée.

L'indice des prix à la consommation de septembre n'était pas publié à la clôture. Le chiffre d'inflation de 0,3 % cité dans cette édition est une estimation trimestrielle du point de conjoncture, pas l'indice mensuel définitif.

Un chiffre que deux sources contredisent ne devient pas vrai parce qu'il est pratique.

Partie 2 · Le verdict

Market Pulse

🟡 Mixte, avec un écart qui se creuse entre les chiffres et le vécu

Les indicateurs macroéconomiques s'améliorent tous, et nous le disons sans réserve. La contraction industrielle est passée de moins 3,9 % à moins 1,9 %. Le gasoil a baissé pour la première fois depuis juillet. Le dirham a repris 1,26 % face au dollar. Les réserves de change sont supérieures de 22,6 % à leur niveau d'il y a un an, le marché interbancaire est liquide à 2,25 % et le FMI juge les banques solides. Le pays s'est doté vendredi d'un gouvernement majoritaire après trois semaines de consultations. Sur le papier, c'est la meilleure semaine depuis la mi-juillet.

Dans le même temps, l'enquête du HCP auprès des ménages décrit un pays où 76,3 % des gens estiment que leur niveau de vie s'est dégradé, où 95,9 % ont constaté une hausse des prix alimentaires malgré un indice qui les mesure en recul de 3,6 %, où 39 % ont puisé dans leur épargne ou emprunté pour boucler leurs fins de mois, et où 92,5 % n'envisagent pas d'épargner dans l'année qui vient. Le solde de capacité d'épargne est au plus bas des trois points de comparaison publiés.

C'est cet écart qui définit la semaine, et c'est lui qui doit guider vos décisions commerciales. Les deux séries ne se contredisent pas vraiment : l'une mesure des agrégats, l'autre une perception, et une perception est ce qui détermine un acte d'achat. Une PME qui lit les indicateurs macro conclura que le quatrième trimestre autorise une hausse tarifaire et un lancement premium. Une PME qui lit l'enquête ménages conclura qu'il faut du petit panier, du paiement fractionné et une entrée de gamme. La seconde aura raison sur son chiffre d'affaires, la première aura raison sur sa prévision de croissance.

Le fil pratique est le même que la semaine dernière, déplacé d'un cran : distinguez l'annoncé du payable. Un programme ferroviaire de 134 milliards dont le ministère écrit que le financement doit être mobilisé. Une cargaison de gasoil russe dont on ignore l'acheteur et la destination finale. Une baisse de carburant qui ne restitue qu'un quart de la hausse précédente. Dans les trois cas, la nouvelle est bonne et la quantité est petite. Dimensionnez vos décisions sur la quantité, pas sur la nouvelle.

Meilleure opportunité de la semaine

Vendre la mensualité plutôt que le prix, pendant que 92,5 % des ménages n'épargnent pas

Avec 63,8 % des ménages jugeant le moment défavorable à l'achat de biens durables et 92,5 % sans intention d'épargne, la demande sur tout achat reportable se joue désormais sur la capacité de paiement mensuelle, pas sur le prix affiché. Mettre en place ou mettre en avant un paiement fractionné avant les fêtes est le levier à effet le plus rapide identifié cette semaine, et il ne coûte pas de marge comme une remise.

Plus grande menace de la semaine

Décider votre tarification sur une inflation officielle que vos clients ne reconnaissent pas

L'écart entre une inflation mesurée à 0,3 %, des prix alimentaires en recul de 3,6 %, et 95,9 % de ménages convaincus du contraire est un piège de gestion. Toute hausse tarifaire justifiée par les indices sera reçue comme abusive par une clientèle dont 76,3 % pensent avoir perdu du niveau de vie. Le risque n'est pas macroéconomique, il est commercial et immédiat.

Plus grande échéance de conformité

31 octobre : TVA de septembre, TVA du troisième trimestre et cotisations CNSS

Autorité : Direction Générale des Impôts, plateforme SIMPL, et Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Échéance dans douze jours. Au 31 octobre 2026 : déclaration et paiement de la TVA de septembre pour le régime mensuel, déclaration de la TVA du troisième trimestre pour le régime trimestriel, déclaration et paiement des cotisations CNSS de septembre. Le changement de gouvernement ne déplace aucune échéance fiscale, et un ministère renommé ne modifie ni les plateformes ni les dates. Deux réserves maintenues depuis la semaine dernière, que nous republions plutôt que de les taire : la source professionnelle consultée se contredit sur la date CNSS, qu'elle situe tantôt au 10 du mois suivant, tantôt au dernier jour, donc vérifiez la vôtre auprès de la CNSS ; et la déclaration trimestrielle des délais de paiement au titre de la loi 69-21, obligatoire au-dessus de 2 millions de dirhams de chiffre d'affaires hors taxe avec des amendes de 5 000 à 250 000 dirhams, n'est confirmée que par un seul cabinet et reste non vérifiée au Bulletin officiel comme auprès de la DGI.

Partie 3 · Exécution

Douze actions à mener cette semaine

  • Retirer l'inflation officielle de vos arguments commerciaux, puisque 95,9 % de vos clients constatent l'inverse de ce qu'elle indique.
  • Fractionner toute hausse tarifaire prévue avant la fin de l'année plutôt que de l'appliquer d'un bloc, et l'assortir d'une entrée de gamme.
  • Mettre en avant le paiement en plusieurs fois sur tout achat reportable, avant de toucher au prix affiché.
  • Répercuter vous-même la baisse de 20 centimes du gasoil, en précisant qu'elle ne couvre qu'un quart de la hausse du 1er octobre.
  • Refaire le calcul essence contre diesel pour tout renouvellement d'utilitaire léger, le gasoil restant le plus cher des deux.
  • Maintenir une couverture carburant courte et demander par écrit à votre fournisseur l'origine de ses cargaisons du quatrième trimestre.
  • Demander une cotation de couverture de change à terme pendant le répit du dirham, qu'aucune intervention officielle ne garantit.
  • Négocier votre ligne de trésorerie en vous appuyant sur un interbancaire à 2,25 % et des injections proches de 148 MMDH par jour.
  • Réadresser vos dossiers administratifs bloqués au bon ministère selon le nouveau périmètre, en particulier ceux relevant de l'investissement.
  • Mettre à jour vos modèles de courrier et mentions de tutelle, devenus faux depuis la nomination du 16 octobre.
  • Vous inscrire aux avis d'appel d'offres de l'ONCF et construire votre référencement avant la sortie des lots ferroviaires.
  • Nouer une relation avec un établissement de formation technique de votre bassin, puisque les grands industriels recrutent directement par les écoles.

Partie 4 · Anticipation

À surveiller la semaine prochaine

  • Le programme gouvernemental devant le Parlement et le vote de confiance. La cheffe du gouvernement devait présenter son programme le lundi 19 octobre en séance commune des deux chambres. C'est le texte qui transforme des intitulés ministériels en mesures datées, et c'est là que les dispositifs TPE-PME se liront en clair.
  • Le dépôt du projet de loi de finances 2027, échéance légale au 20 octobre. Le Conseil des ministres du 17 octobre en a adopté les orientations générales : une inflation contenue autour de 0,7 %, un déficit ramené à 3 % du PIB, 25 milliards de dirhams pour une nouvelle génération de programmes de développement territorial, une réforme structurelle des marchés et des prix à partir de 2027, et une réforme des centres régionaux d'investissement centrée sur les TPE-PME. Ces éléments sont datés du 17 octobre, hors de la fenêtre de cette édition.
  • La révision des carburants du 1er novembre. C'est elle, et non celle du 16 octobre, qui reflétera les cargaisons achetées après la décision du G7 et la licence américaine sur le gasoil russe. C'est votre indicateur de bascule entre le scénario à 4,7 % et celui à 5,3 % du HCP.
  • L'indice des prix à la consommation de septembre, attendu du HCP. Il dira si l'écart entre inflation mesurée et inflation perçue se réduit ou s'aggrave, et il tranchera la question la plus utile de cette édition.
  • L'arrivée et la destination de la cargaison de gasoil russe. Port de déchargement, acheteur, et surtout marché intérieur ou transit. Une cargaison qui repart ne change rien à votre prix.
  • L'expiration des restrictions russes à l'exportation de gasoil, fin octobre. Les mesures avaient été prolongées jusqu'à fin janvier 2027 avant la levée partielle du 10 octobre ; leur sort détermine le marché européen du distillat, donc votre pompe de novembre.
  • La clôture de la tranche d'aide au transport, ouverte le 24 septembre pour trente jours, dont l'échéance tombe autour du 24 octobre.

Journal de sourçage · semaine du 12 au 16 octobre 2026

  • 13 oct.Médias24, extension Safran Electrical & Power à Aïn Atiq, 400 emplois. ★★★ ouvert et lu intégralement.
  • 14 oct.HCP, point de conjoncture, croissance du T3 et scénarios du T4. ★★★ ouvert et lu intégralement via Le Nouvelliste ; note du HCP elle-même non ouverte.
  • 14 oct.La Vie Éco, programme ferroviaire de 134 MMDH annoncé par Abdessamad Kayouh. ★★★ ouvert et lu intégralement.
  • 15 oct.HCP, enquête de conjoncture auprès des ménages du T3 2026. ★★★ source primaire consultée ; indice de confiance seul sur la page, détail des modalités via Hespress du 15/10, ouvert et lu.
  • 15 oct.Le360 et Le Matin, baisse du gasoil de 20 centimes au 16 octobre, essence stable. ★★★ ouverts et lus intégralement ; deux séries de prix distinctes, publiées séparément.
  • 15 oct.Le360 English et Hespress English, cargaison de 40 000 tonnes de gasoil russe. ★★★ ouverts et lus intégralement, tous deux à partir de la même dépêche Reuters citant des données LSEG.
  • 16 oct.Médias24, composition officielle du gouvernement El Mansouri. ★★★ ouvert et lu intégralement ; total de portefeuilles compté par nous, non publié par la source.
  • 8-14 oct.Bank Al-Maghrib, bulletin des indicateurs hebdomadaires, via Medi1News avec la MAP. ★★★ ouvert et lu ; document source toujours non consulté sur le site de la banque centrale.
  • 1-7 oct.Bank Al-Maghrib, semaine précédente, via Le Reporter du 09/10. ★★★ ouvert et lu, utilisé pour établir la série sur deux semaines.
  • 15 et 16 oct.Revues de presse Hespress. ★★ signalement ; chaque élément retenu a été vérifié à la source avant publication, sauf la déclaration du FMI, conservée en ★★.
  • Hors fenêtreConseil des ministres et orientations du PLF 2027 du samedi 17 octobre, via APA News du 17/10, ouvert et lu. Traité en conformité et en anticipation, daté comme tel.
  • ÉcartéMontant d'investissement aéroportuaire : 28 MMDH selon une revue de presse, 38 MMDH selon d'autres sources, 28 MMDH déjà annoncés en avril 2025. Périmètres non établis, aucun chiffre publié.
  • ÉcartéeQualification de « première cargaison » de gasoil russe, portée par des agrégateurs mais absente de nos deux sources de référence. Non reprise.
  • ÉcartéeUne source datant d'avril 2025, identifiée à la lecture et non retenue.
  • Gap referméBulletin hebdomadaire de Bank Al-Maghrib, signalé indisponible six semaines de suite, désormais exploité par voie de presse d'agence.
  • Non confirméDécret d'application de la facturation électronique, huitième semaine sans confirmation au Bulletin officiel. Déclaration loi 69-21 du 31 octobre, source professionnelle unique, toujours non vérifiée officiellement.
  • Non publiéIndice des prix à la consommation de septembre, non paru à la clôture de cette édition.

« Tout le monde commente l'économie. Nous vous disons quoi faire ensuite. »

GrowthIntelAfrica · Brief d'Intelligence PME · Édition Maroc · Semaine du 12 au 16 octobre 2026
Compilé et édité par Olawale Osoba, Fondateur et Rédacteur en Chef
Au Nigeria, nous publions sous Naijabusinessguy. À l'échelle de l'Afrique, sous GrowthIntelAfrica. Même rédaction, même exigence.
growthintelafrica.com

The Morocco brief, every week

Plus the Pan-African CEO Brief and the full Morocco outlook.

Subscribe free

Morocco outlook · All markets · Homepage