Brief d'Intelligence PME · Édition Maroc · N° 05.10–09.10
Semaine du lundi 5 au vendredi 9 octobre 2026. Huit développements, filtrés sur une seule question : qu'est-ce qu'un dirigeant de PME marocaine doit faire différemment cette semaine ?
Compilé et édité par Olawale Osoba, Fondateur et Rédacteur en Chef · GrowthIntelAfrica
Seuls les faits survenus entre le lundi 5 et le vendredi 9 octobre 2026 sont traités comme l'actualité de la semaine. Deux publications statistiques lundi, un marché pétrolier retourné par une décision du G7, un dirham qui frôle les 10 dirhams pour un dollar, un discours royal vendredi devant un Parlement dont l'exécutif n'est pas encore formé. Cette édition contient aussi une correction : nous avons manqué, la semaine dernière, la décision du G7 du 2 octobre. Elle figure dans la note de méthode.
Le Haut-Commissariat au Plan a publié lundi les indices du commerce extérieur du deuxième trimestre. Les prix à l'import montent de 10 %. Mais sept catégories sur huit ne bougent presque pas : la quasi-totalité de la hausse vient de l'énergie et des minerais bruts. Et sur presque toutes les lignes, les prix à l'export marocains montent plus vite que les prix à l'import.
Produits bruts d'origine minérale
Énergie et lubrifiants
Demi-produits
Alimentation, boissons et tabac
Équipement agricole fini
Équipement industriel fini
Biens de consommation finis
Ensemble
Lecture : les barres sont proportionnelles aux variations publiées, à une réserve près, les plus petites d'entre elles conservant une largeur minimale de deux pixels pour rester visibles ; à cette échelle, lisez-les comme « quasi nulles » et fiez-vous au chiffre. Le trait vertical marque le zéro ; deux barres partent vers la gauche, ce sont les seules baisses. Source : Haut-Commissariat au Plan, indices du commerce extérieur, deuxième trimestre 2026, page institutionnelle consultée, mise en ligne le lundi 5 octobre 2026. Avertissement : au sein d'une même catégorie, les biens importés et les biens exportés ne sont pas les mêmes produits ; l'écart entre les deux barres n'est donc pas une marge, c'est un rapport de prix entre deux paniers distincts.
Partie 1 · Les développements
Lundi 5 octobre · Statistiques
Ce qui s'est passé
Le Haut-Commissariat au Plan a mis en ligne lundi les indices du commerce extérieur du deuxième trimestre 2026. La valeur unitaire des importations augmente de 10 % sur un an, celle des exportations de 10,9 %. Le détail par groupe de produits montre une hausse très inégale. À l'import : énergie et lubrifiants +53,1 %, produits bruts d'origine minérale +97 %, demi-produits +4,6 %, équipement industriel fini +1,2 %, biens de consommation finis +0,8 %, alimentation et boissons −0,6 %, équipement agricole fini −3,3 %. À l'export : demi-produits +23,4 %, alimentation et boissons +16,2 %, équipement agricole +14,4 %, équipement industriel +5 %, biens de consommation +3,6 %.
Pourquoi c'est important
« Tout augmente » est faux, et cette publication le démontre chiffre par chiffre. Si vous importez des biens de consommation, de l'équipement industriel ou des denrées alimentaires, le prix en devises de ce que vous achetez est resté à peu près stable au deuxième trimestre. Votre problème n'est donc pas le prix du produit : c'est l'énergie, et c'est le dirham. Cette distinction change la décision. Chercher un autre fournisseur ne réglera pas un surcoût qui vient du transport, de l'électricité et du change. En sens inverse, si vous exportez des demi-produits, de l'alimentaire ou de l'équipement agricole, vos prix de vente unitaires ont progressé de 14 à 23 % sur un an. C'est un pouvoir de fixation de prix que beaucoup d'exportateurs n'ont pas identifié et n'ont donc pas facturé.
Source primaire : Haut-Commissariat au Plan, « Les indices du commerce extérieur (ICE) au Maroc, deuxième trimestre 2026 », page institutionnelle consultée et lue, mise en ligne le lundi 5 octobre 2026 à 08h00. Reprises concordantes : Hespress, EcoActu, La Nouvelle Tribune, Infomédiaire, Echos Plus (5 et 6 octobre 2026).
Lundi 5 octobre · Énergie · Correction
Ce qui s'est passé
Le G7, en coordination avec l'Agence internationale de l'énergie, a annoncé le 2 octobre la libération de jusqu'à 100 millions de barils de gasoil et de brut sur quatre mois, avec effet immédiat. La proposition française initiale portait sur 50 millions de barils de gasoil, dont des volumes significatifs disponibles sous 20 jours. Le jour de l'annonce, le contrat ICE Gasoil a reculé de 5 % et le fioul domestique américain de 3 %. Le communiqué conjoint prévoit aussi une coordination du calendrier de maintenance des raffineries et un appel à éviter les restrictions à l'export entre membres. En parallèle, l'interdiction russe d'exporter du gasoil est prolongée jusqu'à fin octobre, et les flux de gasoil du Moyen-Orient restent inférieurs de moitié à leur niveau d'il y a un an.
Pourquoi c'est important
L'ICE Gasoil est la référence qui détermine réellement ce que vous payez à la pompe au Maroc, parce que le pays importe du produit raffiné coté sur le complexe européen. Depuis quatre éditions, nous répétions que le baril n'était pas le bon indicateur et que la contrainte portait sur le raffinage. C'est toujours vrai, mais pour la première fois depuis juillet, la référence pertinente a baissé nettement. La révision du 16 octobre est la première qui puisse en tenir compte. Trois réserves, toutes documentées. Les volumes promis peuvent ne pas se matérialiser, comme cela a été le cas après la libération de mars. L'interdiction russe court jusqu'à fin octobre. Et le correctif durable, selon l'analyse de marché que nous avons lue, passe par de la capacité de raffinage supplémentaire, pas par un déstockage.
Sources : Kpler, « G7 diesel stock release resets European gasoil markets », 05/10/2026, ouvert et lu intégralement (100 millions de barils sur quatre mois avec l'AIE, proposition française de 50 millions, volumes sous 20 jours, ICE Gasoil −5 % et fioul domestique −3 %, interdiction russe prolongée à fin octobre, flux du Moyen-Orient inférieurs de moitié, précédent de mars, nécessité de capacité de raffinage). Al Jazeera, 03/10/2026, ouvert et lu (annonce du 2 octobre, coordination des maintenances, appel à éviter les restrictions à l'export, réactions d'analystes). Fourchettes de prix écartées : Alyaoum24, 06/10/2026, ouvert et lu.
Lundi 5 et mardi 6 octobre · Change
Ce qui s'est passé
Au cours de référence de Bank Al-Maghrib du 5 octobre, l'euro vaut 11,1799 dirhams et le dollar 9,9779 dirhams, proche du seuil de 10. Depuis début août, l'euro a gagné 4,1 % face au dirham et le dollar 6,9 %. Le dirham évolue dans une bande de plus ou moins 5 % autour d'un cours central assis sur un panier composé à 60 % d'euro et 40 % de dollar. Les réserves de change s'élevaient à environ 500 milliards de dirhams à fin août et couvraient, à fin juillet, cinq mois et vingt-sept jours d'importations. L'économiste Abdelghani Youmni, cité par Le360, estime que « la baisse du dirham ne décrit pas une crise de change » et qualifie le niveau des réserves de très confortable. Il décrit en revanche une inflation « doublement importée », par l'énergie et par le coût des équipements, matières premières et intrants achetés à l'étranger.
Pourquoi c'est important
C'est le contrepoids direct à l'item précédent. Le gasoil international est coté en dollars. Si l'ICE Gasoil baisse de 5 % pendant que le dirham perd 6,9 % face au dollar depuis début août, une partie du soulagement attendu à la pompe est absorbée par le change avant d'arriver. Le même mécanisme vaut pour tout ce que vous importez. Et il frappe deux populations avec une violence particulière : les entreprises endettées en devises, dont la charge en dirhams augmente mécaniquement, et les titulaires de marchés publics à prix ferme, qui ont signé en dirhams un prix construit sur des intrants importés. Ces dernières subissent la hausse sans aucun moyen contractuel de la répercuter.
Sources : Le360, « Le dirham dégringole face au dollar et à l'euro : faut-il s'inquiéter ? », 06/10/2026 à 19h21, ouvert et lu intégralement (cours de référence BAM du 5 octobre, variations depuis début août, bande de plus ou moins 5 %, panier 60/40, réserves d'environ 500 MMDH à fin août et couverture de 5 mois et 27 jours à fin juillet, citations d'Abdelghani Youmni). Série antérieure, hors fenêtre : Hespress, 04/10/2026, ouvert et lu (cours BAM des 23 au 30 septembre et du 2 octobre). Repère du 5 octobre à environ 9,93 DH/USD : Alyaoum24, 06/10/2026, ouvert et lu.
Vendredi 9 octobre · Institutions
Ce qui s'est passé
Le Roi Mohammed VI a ouvert vendredi 9 octobre la première session de la première année législative de la douzième législature. Il a qualifié le mandat qui s'ouvre de « véritable tournant » et fixé l'ambition d'une « puissance économique émergente et fiable ». Il a appelé au lancement d'une nouvelle génération de grandes stratégies dans l'eau, l'énergie, la sécurité alimentaire, l'industrie et l'économie numérique avec l'intelligence artificielle. Sur l'approvisionnement, il a demandé « une plus grande célérité dans la constitution de ces réserves » et insisté sur la « sécurisation des approvisionnements en produits de première nécessité ». Sur l'administration, il a déclaré qu'« aucun retard ni atermoiement n'est plus tolérable » dans la mise en œuvre de la Charte de la déconcentration, avec transfert de compétences et de moyens vers les régions et provinces. Le secteur privé est désigné « acteur stratégique de la transformation » et appelé à être « plus entreprenant, plus créatif ».
Pourquoi c'est important
Trois éléments ont une traduction opérationnelle. D'abord les réserves stratégiques : si la constitution de stocks de produits de première nécessité s'accélère, cela signifie des marchés de stockage, de logistique, de manutention et de rotation de stock, et une demande publique nouvelle qui ne passe pas par les grands groupes uniquement. Ensuite la déconcentration : la formulation est inhabituellement ferme, et elle va dans le même sens que ce que montre l'item 06, à savoir que l'argent qui se dépense réellement se décide désormais à l'échelon régional. Enfin, l'appel au secteur privé est explicitement orienté vers l'investissement, l'emploi et l'export, c'est-à-dire les trois critères sur lesquels se calibrent habituellement les dispositifs d'incitation.
Sources : Le Matin, « Discours Royal au Parlement : les orientations de S.M. le Roi pour une nouvelle étape de développement », 09/10/2026 à 17h43, ouvert et lu intégralement. Le360, « Souveraineté, jeunesse, déconcentration, migration : les messages forts du discours royal », 09/10/2026 à 18h15, ouvert et lu intégralement. Les deux sources sont concordantes sur les citations reproduites. Proposition du PAM sur les stocks stratégiques : Hespress, 05/10/2026, ouvert et lu.
Du 5 au 9 octobre · Budget
Ce qui s'est passé
Le projet de loi de finances 2027 doit être déposé au bureau de la Chambre des représentants au plus tard le 20 octobre, en application de l'article 48 de la loi organique n° 130-13 relative à la loi de finances. Au 9 octobre, le gouvernement n'était pas formé : nommée cheffe du gouvernement le 29 septembre, Fatima-Zahra El Mansouri poursuivait ses consultations. Le PAM a remporté 97 des 395 sièges le 23 septembre et doit composer une coalition. Selon une revue de presse du 6 octobre, l'objectif serait un gouvernement resserré ne dépassant pas vingt-deux portefeuilles, organisé en grands pôles sectoriels, le PPS et l'USFP ayant confirmé leur participation. Le programme du PAM comprend une réforme de l'impôt sur le revenu chiffrée à 30 milliards de dirhams par an et une proposition de porter les stocks stratégiques de carburant à trois mois de consommation nationale.
Pourquoi c'est important
Pour une PME, l'enjeu n'est pas politique, il est calendaire. Le PLF est le document qui annonce les mesures fiscales de l'année suivante, les enveloppes sectorielles et les programmes d'investissement qui deviendront des appels d'offres. Deux scénarios à distinguer. Si le texte est déposé le 20 octobre, vous aurez de la visibilité fiscale dès la fin du mois et deux mois pour vous organiser avant le 1er janvier. S'il glisse, le risque n'est pas l'arrêt des services publics : le cadre constitutionnel prévoit l'ouverture de crédits par décret pour assurer la continuité. Le risque, pour vous, c'est que les mesures nouvelles, les incitations et les enveloppes d'investissement arrivent tard, avec un exercice 2027 amputé de son premier trimestre en termes de commande publique nouvelle.
Sources : Hespress, « PLF 2027 : quelle marge pour traduire les promesses du PAM ? », 05/10/2026 à 09h45, ouvert et lu intégralement (échéance du 20 octobre, 97 sièges sur 395, réforme de l'IR à 30 MMDH, proposition de stocks à trois mois, entretien avec l'économiste Abdelghani Youmni). Le360, 06/10/2026 à 19h14, ouvert et lu (plafond de 22 portefeuilles, pôles, confirmation du PPS et de l'USFP ; revue de presse d'Al Ahdath Al Maghribia, article d'origine non ouvert, pondération ★★). Fondement juridique, article 48 de la loi organique n° 130-13 : Alyaoum24, 10/10/2026, hors fenêtre, ouvert et lu, signalé comme tel.
Lundi 5 octobre · Commande publique
Ce qui s'est passé
Lors de la première séance de la session ordinaire d'octobre du Conseil de la région Casablanca-Settat, son président Abdellatif Maâzouz a présenté un bilan de mandat. Depuis le début de celui-ci, 515 conventions ont été adoptées pour 92,7 milliards de dirhams, dont 21,3 milliards à la charge de la région et environ 71,4 milliards apportés par les partenaires. Parmi elles, 240 conventions sont visées et prêtes à être exécutées, pour 59 milliards de dirhams. Le programme de développement régional compte 123 conventions votées pour près de 44 milliards, avec un taux d'exécution moyen de 55 % à fin septembre et 96,7 % des projets déclarés prêts à être réalisés. La gestion des déchets mobilise une enveloppe initiale de 14,5 milliards, dont environ 14 milliards pour le futur centre d'enfouissement et de valorisation de Casablanca, avec 16 décharges à fermer sur 256 hectares.
Pourquoi c'est important
Le chiffre à retenir n'est pas 92,7 milliards, c'est 59. Une convention adoptée est une intention ; une convention visée est une dépense autorisée. Pendant que la formation du gouvernement suspend les arbitrages nationaux, cette enveloppe-là est juridiquement prête à partir en commande, et elle se décide à Casablanca. La gestion des déchets est le gisement le plus accessible aux PME : fermer 16 décharges sur 256 hectares suppose du transport, du terrassement, de la réhabilitation de site, du tri, de la collecte et de l'équipement, autant de lots que des entreprises de taille moyenne peuvent porter. À l'inverse, deux projets sont explicitement à l'arrêt : la plateforme agroalimentaire, 1,5 milliard, toujours à l'étude, et le palais des congrès, 1,5 milliard, dont la localisation n'est pas arrêtée. Ne construisez pas de plan commercial sur ces deux-là.
Source : Médias24, « Casablanca-Settat : 92,7 MMDH de conventions adoptées, Maâzouz fait le point sur leur avancement », 05/10/2026 à 17h25, ouvert et lu intégralement (515 conventions et 92,7 MMDH, répartition région et partenaires, 240 conventions visées à 59 MMDH, PDR de 123 conventions à près de 44 MMDH, exécution à 55 % à fin septembre, 96,7 % des projets prêts, déchets à 14,5 MMDH dont 14 pour le centre de Casablanca, montants d'El Jadida, Mohammédia, Berrechid et Sidi Bennour, 16 décharges sur 256 hectares, plateforme agroalimentaire et palais des congrès non arbitrés). Signalement initial : revue de presse Hespress du 07/10/2026, chiffres corrigés après consultation de la source.
Jeudi 8 octobre · Industrie
Ce qui s'est passé
En marge de la huitième édition du Marrakech Air Show, ouverte mercredi sur la base des Forces Royales Air avec près de 200 exposants de 27 pays, trois protocoles d'accord ont été signés jeudi avec le ministère de l'Industrie et du Commerce. APS Coating investit 18 millions d'euros dans une unité de traitement de surface de pièces aéronautiques, pour 120 emplois directs. MATIS investit 16,457 millions de dollars dans le développement de son unité de fabrication de câblage électrique aéronautique, pour 750 emplois directs. MECAPOLE, avec l'AMDIE, investit 10 millions d'euros dans le développement de capacités d'usinage de pièces d'avions et d'hélicoptères, pour 80 emplois directs. Au total, 950 emplois directs.
Pourquoi c'est important
Traitement de surface, câblage, usinage : ce sont des activités de rang deux et trois, pas de l'assemblage final. Elles créent de la demande de sous-traitance locale, de l'outillage, de la logistique, de la maintenance et surtout du recrutement technique. Pour une PME industrielle, deux effets concrets. Le premier est commercial : 950 emplois directs dans trois unités signifient des besoins d'achats de proximité qui se structurent dans les mois qui viennent. Le second est un risque : sur un bassin d'emploi donné, trois unités qui recrutent simultanément des profils techniques font monter les salaires, et une PME qui n'a pas anticipé sa politique de rétention perd ses soudeurs, ses usineurs et ses techniciens méthodes avant de s'en apercevoir.
Source : La Vie Éco, « Marrakech Airshow : trois protocoles d'accord signés pour près de 950 emplois directs », 08/10/2026 à 19h47, mise à jour le 09/10/2026 à 10h31, ouvert et lu intégralement (APS Coating 18 M€ et 120 emplois, MATIS 16,457 M USD et 750 emplois, MECAPOLE avec l'AMDIE 10 M€ et 80 emplois, signature par le ministère de l'Industrie et du Commerce). Cadre du salon, près de 200 exposants de 27 pays : revues de presse Hespress des 08 et 09/10/2026, ouvertes et lues.
Jeudi 8 octobre · Tourisme
Ce qui s'est passé
Le ministère du Tourisme, de l'Artisanat et de l'Économie sociale et solidaire a annoncé dans un communiqué que le Maroc a accueilli 15,7 millions de touristes entre janvier et septembre 2026, en hausse de 5 % sur un an, soit plus de 717 000 arrivées supplémentaires. Le seul mois de septembre a dépassé 1,5 million de touristes, en progression de 8 % par rapport à septembre 2025.
Pourquoi c'est important
Le chiffre utile n'est pas 15,7 millions, c'est l'écart entre 8 % et 5 %. Le rythme mensuel est supérieur au rythme cumulé, ce qui veut dire que la demande s'est renforcée en fin de saison au lieu de s'essouffler. Pour un commerce, un restaurant, une maison d'hôtes ou un transporteur touristique, cela change l'arbitrage de fin d'année : la question n'est pas de savoir s'il faut réduire la voilure après l'été, mais si vous avez les effectifs et le stock pour servir un quatrième trimestre plus actif que l'an dernier. C'est aussi, pour toute la chaîne qui dépend des devises, une rentrée de monnaie forte au moment précis où le dirham se déprécie.
Sources : Finances News Hebdo, 08/10/2026 à 12h17, ouvert et lu intégralement (15,7 millions sur janvier à septembre, hausse de 5 %, plus de 717 000 arrivées supplémentaires, plus de 1,5 million en septembre, hausse de 8 %, communiqué du ministère du Tourisme, de l'Artisanat et de l'Économie sociale et solidaire). H24Info, 08/10/2026 à 11h45, ouvert et lu (chiffre de 15,7 millions confirmé). Reprise concordante : revue de presse Hespress du 09/10/2026 citant Al Bayane.
Correction. Notre édition du 4 octobre couvrait la semaine du 28 septembre au 2 octobre et traitait longuement du marché du distillat. Elle ne mentionnait pas l'accord du G7 sur la libération de 100 millions de barils, annoncé le 2 octobre, dernier jour de cette fenêtre. C'est l'intervention la plus importante sur ce marché depuis le début de la séquence et nous l'avons manquée. Notre analyse de fond, selon laquelle la contrainte est le raffinage et non le brut, reste confirmée par les sources de cette semaine ; notre couverture, elle, était incomplète. L'item 02 rétablit le fait.
Trois pièges de date. Une liste complète du « nouveau gouvernement marocain » datait en réalité du 9 octobre 2021 et décrivait le gouvernement Akhannouch. Un article sur les barrages et la campagne agricole remontait à mars 2024. Un bilan touristique très détaillé datait du 2 avril 2026. Les trois auraient produit des affirmations fausses sur la semaine écoulée s'ils avaient été repris sur la foi de leur titre ou de leur URL.
Un chiffre écarté. L'une de nos sources cite un taux de chômage des jeunes de 37,2 % en 2025 contre 9,5 % en 2021. Un tel écart sur quatre ans nous paraît invraisemblable et nous n'avons pas pu le vérifier auprès du HCP. Nous ne publions aucun des deux chiffres.
Le bulletin hebdomadaire de Bank Al-Maghrib, sixième semaine. Toujours inaccessible en consultation directe. Nous corrigeons cependant notre formulation des semaines précédentes : les cours de référence hebdomadaires de la banque centrale nous parviennent bien, par la presse qui les reprend, et ils alimentent l'item 03. Ce qui reste indisponible, c'est le document source et les séries de liquidité et de réserves hebdomadaires.
La facturation électronique, septième semaine. Aucune confirmation de publication au Bulletin officiel du décret d'application. Position inchangée : préparez-vous comme si les dates circulant étaient fermes, mais ne contractualisez rien sur une date que le Bulletin officiel n'a pas consacrée.
La grève du fret. Quatrième semaine sans élément nouveau. Nous ne la mentionnons plus comme développement actif et ne la déclarons pas close pour autant.
Une publication qui ne signale jamais ses manques n'est pas plus fiable. Elle est seulement moins lisible.
Partie 2 · Le verdict
Nous relevons légèrement la notation, et une seule chose le justifie : la référence qui détermine le prix du gasoil au Maroc a baissé de 5 %. Depuis la mi-juillet, chaque édition de ce brief décrivait une dégradation du coût énergétique. Pour la première fois, le mouvement s'inverse sur le marché amont. Nous n'allons pas plus loin, parce que trois éléments documentés limitent la portée de cette baisse : les volumes promis par le G7 peuvent ne pas se matérialiser, comme en mars ; l'interdiction russe d'exporter court jusqu'à fin octobre ; et le dirham a perdu 6,9 % face au dollar depuis début août, ce qui absorbe une partie du gain avant qu'il n'atteigne la pompe.
La publication du HCP de lundi déplace par ailleurs le diagnostic. Le choc de prix importés n'est pas général : il est concentré sur l'énergie et les minerais bruts, pendant que les biens de consommation, l'équipement industriel et l'alimentation importés varient de moins de 1,5 % en valeur unitaire. Une PME qui subit une hausse à deux chiffres sur un intrant importé non énergétique a désormais un chiffre institutionnel pour poser la question à son fournisseur.
Du côté de la demande, deux signaux concordants : le tourisme accélère, avec un mois de septembre à 8 % contre 5 % en cumul, et le chiffre d'affaires agrégé des sociétés cotées à Casablanca progresse de 10,3 % au premier semestre, sa meilleure performance depuis 2022, selon une recherche d'Attijari Global Research reprise en revue de presse. Nous n'avons pas ouvert ce rapport et le pondérons en conséquence ; nous notons aussi que cette croissance est nominale et que les prix à l'import ont progressé de 10 % sur une période voisine, ce qui invite à ne pas la lire comme une croissance en volume.
La ligne de la semaine est que les prix mondiaux se détendent pendant que la monnaie se déprécie. Les deux mouvements vont en sens contraire et ne se compensent pas de façon égale selon les entreprises. Si vous importez en dollars, le change mange votre gain. Si vous exportez, vous gagnez sur les deux tableaux. Si vous êtes sur un marché public à prix ferme avec des intrants importés, vous perdez sur les deux. Ce n'est pas une conjoncture, c'est un tri, et il se joue sur la structure de votre contrat, pas sur votre secteur.
240 conventions visées, donc autorisées à la dépense, pendant que l'exécutif national se forme. Le dossier des 16 décharges à fermer sur 256 hectares, dans une enveloppe déchets de 14,5 milliards, est le gisement le plus allotissable identifié cette semaine : transport, terrassement, réhabilitation, tri, collecte, équipement. Positionnez-vous avant la publication des avis.
Depuis début août, le dollar s'est renchéri de 6,9 % et l'euro de 4,1 % face au dirham. Une entreprise titulaire d'un marché public ou privé à prix ferme, avec des intrants importés, subit la hausse sans aucun levier contractuel pour la répercuter. C'est la situation la plus dangereuse de la semaine parce qu'elle est invisible jusqu'à la livraison.
Autorité : Direction Générale des Impôts, via la plateforme SIMPL, et Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Au 31 octobre 2026 : déclaration et paiement de la TVA de septembre pour les redevables au régime mensuel, déclaration de la TVA du troisième trimestre pour le régime trimestriel, et déclaration et paiement des cotisations CNSS de septembre. Deux réserves que nous publions plutôt que de les taire. La source professionnelle consultée signale elle-même une contradiction interne sur la date CNSS, qu'elle donne tantôt au 10 du mois suivant, tantôt au dernier jour : vérifiez la vôtre auprès de la CNSS. Et une seconde source professionnelle situe au 31 octobre la déclaration trimestrielle des délais de paiement au titre de la loi 69-21, obligatoire au-dessus de 2 millions de dirhams de chiffre d'affaires hors taxe, avec des amendes de 5 000 à 250 000 dirhams selon la taille : ce point n'est confirmé que par un seul cabinet et nous ne l'avons vérifié ni au Bulletin officiel ni auprès de la DGI. Si votre chiffre d'affaires dépasse ce seuil, c'est la question à poser à votre expert-comptable cette semaine.
Partie 3 · Exécution
Partie 4 · Anticipation
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