Brief d'Intelligence PME · Édition Maroc · N° 28.09–02.10
Semaine du lundi 28 septembre au vendredi 2 octobre 2026. Huit développements, filtrés sur une seule question : qu'est-ce qu'un dirigeant de PME marocaine doit faire différemment cette semaine ?
Seuls les faits survenus entre le lundi 28 septembre et le vendredi 2 octobre 2026 sont traités comme l'actualité de la semaine. Semaine pleine, cinq jours ouvrés, et une densité rare : nomination de la cheffe du gouvernement le 29, comptes nationaux du deuxième trimestre le 30, révision des carburants et déclarations ministérielles sur l'approvisionnement le 1er, indicateurs du commerce extérieur le 2. Notre mise en garde de la semaine précédente sur la révision du 1er octobre est vérifiée à l'item 01.
Le Haut-Commissariat au Plan a publié le 30 septembre les comptes du deuxième trimestre. La croissance s'affiche à 4 %. Sa composition raconte autre chose, et c'est elle qui devrait orienter vos décisions.
Lecture : les barres sont strictement proportionnelles aux taux de croissance publiés, pas aux poids de chaque poste dans le PIB. Le trait vertical marque le zéro ; la seule barre qui part vers la gauche est une contraction. Source : Haut-Commissariat au Plan, note sur la situation économique nationale au deuxième trimestre 2026, consultée sur le site institutionnel. Le rapprochement entre ces quatre lignes et les projections 2027 de Bank Al-Maghrib est notre analyse et figure à l'item 03.
Partie 1 · Les développements
Jeudi 1er octobre · Énergie
Ce qui s'est passé
La révision du 1er octobre a relevé le gasoil de 80 centimes et l'essence de 39 centimes le litre. À Casablanca, le gasoil s'établit entre 16,10 et 16,13 dirhams, l'essence entre 15,58 et 15,59 dirhams. Le même jour, trois membres du gouvernement se sont exprimés sur l'approvisionnement. La ministre de la Transition énergétique, Leila Benali, a indiqué que les stocks disponibles couvrent actuellement entre 40 et 60 jours de consommation. Le ministre de l'Industrie, Ryad Mezzour, a affirmé que le Maroc dispose des capacités nécessaires pour couvrir les besoins. La ministre de l'Économie et des Finances, Nadia Fettah, a annoncé la poursuite du soutien direct et exceptionnel aux professionnels du transport jusqu'à la fin de l'année 2026.
Pourquoi c'est important
Nous avions écrit la semaine dernière de ne pas anticiper de détente au 1er octobre à partir des titres sur le recul du pétrole, parce que la référence européenne avait monté quand la référence américaine baissait. La hausse de 80 centimes est la plus forte de toute la séquence depuis juillet. En ajoutant ces 80 centimes au cumul de 2,74 dirhams publié au 18 septembre, la dérive depuis la mi-juillet approche 3,55 dirhams le litre. Le second signal est politique plutôt qu'économique : quand trois ministres communiquent le même jour sur la sécurité d'approvisionnement, c'est que la question de la disponibilité, et pas seulement du prix, est posée dans le débat public. Une PME dont l'activité dépend du carburant devrait traiter cette communication comme une information sur le risque, pas comme une simple réassurance.
Sources : Consonews, 01/10/2026, article ouvert et lu intégralement (niveaux de prix à Casablanca, déclarations de Leila Benali sur les stocks de 40 à 60 jours, de Ryad Mezzour sur les capacités, de Nadia Fettah sur le soutien au transport jusqu'à fin 2026). H24Info, 01/10/2026, ouvert et lu (hausses de 80 et 39 centimes). Reprises concordantes : Hespress, Le Guide du Maroc, fesnews, Libération, allAfrica (01/10/2026). Cumul de 2,74 DH au 18 septembre : Le360, 18/09/2026, cité dans notre édition précédente.
Mardi 29 septembre · Institutions
Ce qui s'est passé
Le Roi Mohammed VI a nommé le 29 septembre Fatima-Zahra El Mansouri cheffe du gouvernement, en application de l'article 47 de la Constitution, qui prévoit la nomination du chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections législatives. Elle est la première femme appelée à diriger le gouvernement marocain. Ministre de l'Aménagement du territoire national, de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Politique de la ville depuis 2021, ancienne présidente du conseil communal de Marrakech, elle fait partie de la direction collégiale du PAM depuis 2024. Elle est chargée de mener les consultations avec les partis représentés au Parlement en vue de former le nouvel exécutif. Une fois le gouvernement constitué, son programme doit être présenté devant les deux chambres et obtenir la confiance de la Chambre des représentants au titre de l'article 88.
Pourquoi c'est important
Nous écrivions la semaine dernière que la variable utile n'était pas le 23 septembre mais la date de nomination, et que les investisseurs attendaient un nom plutôt qu'un score. Ce nom est connu depuis le 29 septembre. Mais la nomination de la cheffe du gouvernement n'est pas la formation du gouvernement. Trois étapes restent à franchir : la constitution d'une coalition sans majorité acquise, la nomination des ministres, puis le vote de confiance. Tant que ces étapes ne sont pas accomplies, les ministères fonctionnent en gestion courante et les arbitrages lourds attendent. Pour une PME, le calendrier de déblocage reste donc suspendu, mais il a désormais un point de départ daté plutôt qu'une échéance inconnue.
Source : Lebrief.ma, « Le Roi nomme Fatima-Zahra El Mansouri à la tête du gouvernement », 29/09/2026 à 16h01, article ouvert et lu intégralement (date de nomination, article 47, parcours, mandat de consultation, article 88). Reprises concordantes : FNH, CNews, France Info, Maroc Hebdo, Le Courrier de l'Atlas (29/09/2026).
Mercredi 30 septembre · Comptes nationaux
Ce qui s'est passé
Le Haut-Commissariat au Plan a publié le 30 septembre la situation économique nationale du deuxième trimestre 2026. La croissance s'établit à 4 %, au lieu de 5,8 % au même trimestre de 2025. La valeur ajoutée agricole progresse de 21,2 %, contre 8,3 % un an auparavant. Les activités non agricoles ralentissent nettement, passant de 4,9 % à 1,5 %. La valeur ajoutée du secteur secondaire s'est contractée de 3,9 %, après avoir enregistré une hausse de 5,8 % précédemment.
Pourquoi c'est important
Le chiffre de 4 % sera repris partout comme une bonne nouvelle. Sa composition dit l'inverse pour la plupart des entreprises. L'agriculture à plus 21,2 % porte presque seule le résultat ; les activités non agricoles, qui emploient l'essentiel des salariés et constituent le marché de la grande majorité des PME, tournent à 1,5 %. Et le secteur secondaire, c'est-à-dire l'industrie, la construction et l'énergie, est en contraction. Si votre carnet de commandes vous paraît plus mou que ne le suggèrent les gros titres sur la croissance marocaine, cette publication explique pourquoi. Elle fournit aussi un argument chiffré et institutionnel pour une demande de rééchelonnement bancaire ou une révision de prévisions auprès d'un actionnaire.
Source primaire : Haut-Commissariat au Plan, « Situation économique nationale au deuxième trimestre 2026 », page institutionnelle consultée et lue, publiée le mercredi 30 septembre 2026. Reprises concordantes : Médias24, La Vie Éco, Hespress, Telquel, LeSiteinfo, La Quotidienne (30/09/2026). Projections 2027 de Bank Al-Maghrib : communiqué du Conseil du 22/09/2026, cité dans notre édition précédente.
Vendredi 2 octobre · Commerce extérieur
Ce qui s'est passé
L'Office des Changes a publié ses indicateurs des échanges extérieurs à fin août 2026. Le déficit commercial atteint 282,61 milliards de dirhams, en aggravation de 25,4 % par rapport aux 225,28 milliards d'un an plus tôt. Les importations progressent de 15,8 % à 617,5 milliards, les exportations de 8,7 % à 334,89 milliards. La facture énergétique augmente de 32,6 %, soit 23,7 milliards de dirhams supplémentaires. Les exportations du secteur automobile progressent de 14,5 %, apportant 14,73 milliards. Du côté des soutiens, les transferts des Marocains résidant à l'étranger atteignent 89,21 milliards, en hausse de 9 %, les recettes voyages 97,92 milliards, en hausse de 9,7 %, et les investissements directs étrangers 47,31 milliards, en progression de 17 %.
Pourquoi c'est important
En comparant avec les indicateurs à fin juillet publiés le mois dernier, deux mouvements se dégagent et ils ne vont pas dans le même sens. Le rythme de dégradation du déficit s'est légèrement tassé, de 26,5 % à 25,4 %, et les exportations se sont marginalement améliorées. Mais la facture énergétique est passée de plus 29,1 % à plus 32,6 % : c'est le poste qui accélère. Pour une PME, la conséquence est double. Les soutiens extérieurs tiennent, avec des transferts, des recettes voyages et des investissements étrangers tous en hausse à deux chiffres ou proches, ce qui éloigne les scénarios de tension sur l'accès aux devises. Mais la facture énergétique continue de se creuser, ce qui signifie que la pression sur les coûts d'intrants n'est pas derrière nous.
Sources : Office des Changes, indicateurs mensuels des échanges extérieurs à fin août 2026. Diffusion constatée le 02/10/2026 à 18h27 (H24Info, article ouvert, chiffres non extraits). Détail chiffré : Le Matin, 03/10/2026, article ouvert et lu intégralement. Reprises concordantes : LesEco, Atlasinfo, Infomédiaire, Challenge, La Nouvelle Tribune. Comparatif de fin juillet : bulletin précédent, cité dans notre édition du 31 août au 4 septembre.
Jeudi 1er octobre · Finances publiques
Ce qui s'est passé
La ministre de l'Économie et des Finances a annoncé le 1er octobre la poursuite du soutien direct et exceptionnel destiné aux professionnels du transport jusqu'à la fin de l'année 2026, avec des moyens financiers mobilisés pour atténuer l'effet de la hausse des hydrocarbures sur le secteur. Par ailleurs, selon les données de la Trésorerie générale du Royaume rapportées le 15 septembre, les dépenses émises au titre de la compensation ont atteint 11,1 milliards de dirhams à fin août 2026, en hausse de 71,3 % sur un an, soit 80,5 % des crédits prévus par la loi de finances 2026.
Pourquoi c'est important
Mis côte à côte, ces deux éléments posent une question de soutenabilité que personne n'a formulée publiquement. L'engagement ministériel porte sur quatre mois de soutien supplémentaire ; l'enveloppe annuelle de compensation était consommée à plus de 80 % à la fin du huitième mois. Nous ne savons pas comment l'écart sera financé, et nous ne prétendons pas que l'engagement ne sera pas tenu. Mais pour un transporteur, la conclusion opérationnelle est la même dans tous les cas de figure : ne construisez pas votre prévision de trésorerie du quatrième trimestre sur l'hypothèse d'une aide reconduite au même niveau et versée dans les mêmes délais. Déposez, encaissez, et considérez chaque tranche comme acquise seulement lorsqu'elle est versée.
Sources : déclaration de Nadia Fettah du 01/10/2026, via Consonews, article ouvert et lu intégralement. Données de compensation : Trésorerie générale du Royaume, reprises par Consonews le 15/09/2026, article ouvert et lu (11,1 MMDH à fin août, hausse de 71,3 %, 80,5 % des prévisions de la loi de finances 2026), publication hors fenêtre citée comme contexte daté. Tranche d'aide ouverte le 24/09/2026 sur la plateforme Mouakaba : Lodj.ma, 21/09/2026, cité dans notre édition précédente.
Échéance au 20 octobre · Budget
Ce qui s'est passé
Le projet de loi de finances 2027 doit être déposé au plus tard le 20 octobre, pour une adoption et une promulgation avant le 31 décembre en vue d'une application au 1er janvier. Le cadrage budgétaire a été préparé par l'exécutif sortant et fixe pour l'essentiel le cadre dans lequel la prochaine équipe devra agir : une croissance annuelle moyenne de 4,2 % sur la période, un déficit ramené à 3 % du PIB, un ratio de dette limité à 63 % du PIB et une enveloppe de 210 milliards de dirhams pour la réalisation de programmes sur huit ans. Les priorités déjà engagées incluent le programme ferroviaire à horizon 2030, les infrastructures autoroutières et aéroportuaires, le renouvellement de la flotte de Royal Air Maroc et les garanties liées à la Coupe du monde 2030.
Pourquoi c'est important
Le calendrier est serré et il se superpose à une formation de gouvernement en cours. Pour une PME, ce n'est pas un sujet d'actualité politique mais un sujet de visibilité commerciale : le PLF est le document qui annonce les enveloppes sectorielles, les mesures fiscales de l'année suivante et les programmes d'investissement public qui deviendront des appels d'offres. Un texte déposé dans les délais donne de la visibilité dès la fin octobre. Le point à retenir pour vos arbitrages est que le cadre est déjà largement écrit : les marges de manœuvre du prochain gouvernement sont, selon la source, déjà en grande partie tracées. N'attendez donc pas une rupture de politique économique pour engager vos décisions.
Source : La Vie Éco, « PLF 2027 : une feuille de route budgétaire déjà bien balisée », 18/09/2026, article ouvert et lu intégralement, publication hors fenêtre citée pour le cadre légal et budgétaire. Projection 2027 de Bank Al-Maghrib : communiqué du Conseil du 22/09/2026.
Du 28 septembre au 2 octobre · Marchés mondiaux
Ce qui s'est passé
Le brut américain a terminé la semaine quasiment inchangé, de 93,58 dollars le lundi à 93,46 dollars le vendredi, avec un creux à 89,00 dollars le mercredi. Le gasoil américain a reculé de 3,5 %, de 4,8126 à 4,6450 dollars le gallon, après un pic à 4,8662 dollars le mercredi. Le Brent s'établissait à 103,37 dollars le 2 octobre, en hausse de 56,7 % sur un an par rapport aux 65,96 dollars d'octobre 2025. Les stocks de distillats légers de Singapour sont tombés à leur plus bas niveau en cinq ans sur la semaine close le 30 septembre. L'offre de gasoil reste contrainte par une production réduite des raffineries au Moyen-Orient et en Russie, et les cargaisons à livraison immédiate se négocient nettement au-dessus des livraisons à terme.
Pourquoi c'est important
C'est la quatrième semaine consécutive où la même mécanique se confirme : le prix du brut n'est plus le bon indicateur. Le brut s'est stabilisé, le gasoil américain a même reculé, et pourtant le Maroc a subi la plus forte hausse de sa séquence le 1er octobre. La raison tient en deux faits de cette semaine : des stocks de distillats au plus bas depuis cinq ans sur une place de référence asiatique, et des cargaisons immédiates plus chères que les livraisons à terme, ce qui est la signature d'une pénurie physique et non d'une spéculation. Tant que la contrainte porte sur la capacité de raffinage plutôt que sur le pétrole, un baril stable ne vous protège pas.
Sources : Mansfield Energy, « Week in Review », 02/10/2026, ouvert et lu (brut de 93,58 à 93,46 $, creux à 89,00 $, gasoil de 4,8126 à 4,6450 $ le gallon, stocks de distillats légers de Singapour au plus bas depuis cinq ans sur la semaine close le 30 septembre, production réduite des raffineries au Moyen-Orient et en Russie, cargaisons immédiates au-dessus des livraisons à terme). Fortune, relevé du 02/10/2026, ouvert et lu (Brent à 103,37 $, 65,96 $ un an plus tôt). Pondération ★★.
Mercredi 30 septembre et jeudi 1er octobre · Commande publique
Ce qui s'est passé
L'Agence régionale d'exécution des projets de Casablanca-Settat a annoncé le lancement en octobre de 34 nouveaux projets pour un montant supérieur à un milliard de dirhams. L'agence pilote par ailleurs 11 projets en cours d'exécution pour environ 377 millions de dirhams, à un taux d'avancement de 83 %, bénéficiant à 83 communes et à plus de trois millions d'habitants, et a achevé 14 projets pour 247 millions de dirhams. Séparément, l'Agence nationale des ports a lancé un appel d'offres pour l'installation de centrales photovoltaïques dans cinq ports du Nord, Tanger-Ville, M'diq, Al Hoceima, Nador et Ras Kebdana, pour un budget estimé à 18 millions de dirhams. Le Maroc et la Banque africaine de développement ont également signé un accord de financement de 270 millions d'euros pour la modernisation des infrastructures aéroportuaires de Marrakech, Agadir, Fès et Tanger.
Pourquoi c'est important
Pendant que la formation du gouvernement suspend les arbitrages nationaux, la commande publique régionale et sectorielle continue d'avancer. C'est précisément le déséquilibre à exploiter : les concurrents qui attendent la clarification politique nationale laissent passer des marchés régionaux qui ne dépendent pas d'elle. Le profil des projets est aussi favorable aux PME : des chantiers communaux répartis sur un grand nombre de communes relèvent d'allotissements accessibles, et un appel d'offres solaire de 18 millions sur cinq sites est un format de PME spécialisée, pas de grand groupe. Rappelons que l'objectif de réserver 20 % de la commande publique aux TPE-PME, fixé en 2013, n'est toujours pas atteint selon la confédération du secteur.
Sources : Infomédiaire, « Casablanca-Settat : 11 projets en cours et 34 nouveaux chantiers », 30/09/2026, ouvert et lu intégralement (34 projets, plus d'un milliard de dirhams, 11 projets à 377 MDH et 83 % d'avancement, 83 communes, 14 projets achevés à 247 MDH). Appel d'offres de l'Agence nationale des ports et accord avec la Banque africaine de développement : revue de presse de Hespress du 01/10/2026, ouverte et lue, citant Assahra almaghribia et Al Bayane. Articles d'origine non ouverts : pondération ★★.
Un chiffre écarté. Une revue de presse du 1er octobre annonçait 13,8 milliards de dirhams de compensation sur huit mois, en hausse de 6,2 %, et 1,9 milliard d'aide directe au transport. Les données de la Trésorerie générale du Royaume donnent 11,1 milliards à fin août, en hausse de 71,3 %. Les deux séries sont incompatibles sur le niveau comme sur la variation. Ne pouvant trancher, nous ne publions pas les premiers chiffres et retenons ceux de la Trésorerie.
Deux pièges de date. Une dépêche sur les indicateurs du commerce extérieur à fin août s'est révélée dater d'octobre 2021, et un article sur le trafic de Tanger Med remontait à mars 2026. Les deux auraient produit des affirmations fausses sur la semaine écoulée s'ils avaient été cités sur la foi de leur titre.
La grève du fret, troisième semaine sans réponse. Nous n'avons toujours pas pu établir si le mouvement annoncé pour le 14 septembre a démarré, ni à quelle échelle. Nous cessons de le mentionner comme un développement actif, faute d'élément nouveau, mais nous ne le déclarons pas clos pour autant.
Le change et la liquidité, cinquième semaine. Le bulletin hebdomadaire de Bank Al-Maghrib n'a pas été consulté. Aucun chiffre de dirham, de réserves hebdomadaires ni d'injections n'est avancé dans cette édition.
La facturation électronique, sixième semaine. Aucune confirmation de publication au Bulletin officiel du décret d'application. Notre position est inchangée : préparez-vous comme si les dates circulant étaient fermes, mais ne contractualisez rien sur une date que le Bulletin officiel n'a pas consacrée.
Deux sources qui se contredisent ne font pas une moyenne. Elles font une vérification, ou un silence.
Partie 2 · Le verdict
Nous changeons de notation sur un segment précis, et les comptes nationaux publiés le 30 septembre le justifient seuls. Le secteur secondaire, c'est-à-dire l'industrie, la construction et l'énergie, s'est contracté de 3,9 % au deuxième trimestre après une hausse de 5,8 %. Les activités non agricoles dans leur ensemble sont tombées de 4,9 % à 1,5 %. Une PME qui sert des industriels n'opère pas dans une économie à 4 % de croissance, elle opère dans une économie à 1,5 %, et si elle est elle-même industrielle, dans un segment qui recule.
Le reste du tableau n'est pas dégradé. Les comptes extérieurs tiennent, soutenus par des transferts à 89,21 milliards de dirhams, des recettes voyages à 97,92 milliards et des investissements étrangers en hausse de 17 %. Le pays a une cheffe du gouvernement nommée depuis le 29 septembre, ce qui lève la première inconnue institutionnelle. La commande publique régionale continue d'avancer, avec plus d'un milliard de dirhams de nouveaux chantiers lancés en octobre dans la seule région de Casablanca-Settat.
Le fil conducteur du trimestre est devenu la composition plutôt que le niveau. La croissance tient à l'agriculture, et Bank Al-Maghrib projette que cet appui s'inverse en 2027. Le déficit se creuse mais le rythme se tasse, pendant que la facture énergétique accélère. Le gasoil franchit 16 dirhams alors que le baril se stabilise. Dans les trois cas, le chiffre agrégé rassure et sa décomposition inquiète. Une PME qui pilote sur les titres se trompera ce trimestre ; celle qui pilote sur la ligne qui la concerne aura une longueur d'avance.
34 chantiers pour plus d'un milliard de dirhams lancés en octobre à Casablanca-Settat, un appel d'offres solaire de 18 millions sur cinq ports, 270 millions d'euros de financement aéroportuaire. Ces marchés ne dépendent pas de la formation du gouvernement. Vos concurrents qui attendent la clarification politique nationale vous laissent le champ sur des lots régionaux accessibles.
L'industrie, la construction et l'énergie reculent au deuxième trimestre après avoir progressé de 5,8 %. Les activités non agricoles tombent à 1,5 %. Pour toute PME dont les clients sont des industriels ou des entreprises de construction, la faiblesse du carnet de commandes n'est pas un problème commercial : c'est le marché, et il faut réviser les prévisions du quatrième trimestre en conséquence.
Autorité : gouvernement, dispositif de soutien direct aux professionnels du transport routier, plateforme Mouakaba. Périmètre : transport routier de personnes et de marchandises. Obligation : dépôt de la demande pour la tranche en cours, couvrant 30 jours à compter du 24 septembre 2026. La date limite exacte doit être vérifiée sur la plateforme, nos sources ne la précisant pas. À noter : l'échéance fiscale du 1er octobre signalée dans notre édition précédente, troisième acompte d'impôt sur les sociétés, droits de timbre d'août et troisième acompte de contribution professionnelle unique, est désormais passée. Si vous l'avez manquée, régularisez sans attendre la prochaine déclaration.
Partie 3 · Exécution
Partie 4 · Anticipation