GASOIL 16,10 à 16,13 DH/L Casablanca, 1er oct. RÉVISION DU 1er OCT. +0,80 DH gasoil · +0,39 DH essence PIB T2 4,0% · non agricole 1,5% · secondaire −3,9% CHEFFE DU GOUVERNEMENT F.Z. EL MANSOURI nommée le 29 sept. DÉFICIT COMMERCIAL 282,6 MMDH à fin août · +25,4% FACTURE ÉNERGÉTIQUE +32,6% BRENT 103,37 $ le 2 oct. · +56,7% sur un an PLF 2027 DÉPÔT AU 20 OCTOBRE GASOIL 16,10 à 16,13 DH/L Casablanca, 1er oct. RÉVISION DU 1er OCT. +0,80 DH gasoil · +0,39 DH essence PIB T2 4,0% · non agricole 1,5% · secondaire −3,9% CHEFFE DU GOUVERNEMENT F.Z. EL MANSOURI nommée le 29 sept. DÉFICIT COMMERCIAL 282,6 MMDH à fin août · +25,4% FACTURE ÉNERGÉTIQUE +32,6% BRENT 103,37 $ le 2 oct. · +56,7% sur un an PLF 2027 DÉPÔT AU 20 OCTOBRE

Brief d'Intelligence PME · Édition Maroc · N° 28.09–02.10

Une cheffe du gouvernement, un gasoil à 16 DH, et une croissance qui tient à la pluie.

Semaine du lundi 28 septembre au vendredi 2 octobre 2026. Huit développements, filtrés sur une seule question : qu'est-ce qu'un dirigeant de PME marocaine doit faire différemment cette semaine ?

Périmètre de cette édition

Seuls les faits survenus entre le lundi 28 septembre et le vendredi 2 octobre 2026 sont traités comme l'actualité de la semaine. Semaine pleine, cinq jours ouvrés, et une densité rare : nomination de la cheffe du gouvernement le 29, comptes nationaux du deuxième trimestre le 30, révision des carburants et déclarations ministérielles sur l'approvisionnement le 1er, indicateurs du commerce extérieur le 2. Notre mise en garde de la semaine précédente sur la révision du 1er octobre est vérifiée à l'item 01.

Échelle de confiance des sources

  • ★★★ VÉRIFIÉSource primaire institutionnelle consultée, ou article ouvert et lu intégralement.
  • ★★ SOURCÉDonnée institutionnelle reprise de façon concordante par plusieurs titres, document original non ouvert.
  • ★ SIGNALÉVu en extrait de recherche uniquement. À pondérer plus faiblement.

Ce que le chiffre de 4 % ne dit pas

Le Haut-Commissariat au Plan a publié le 30 septembre les comptes du deuxième trimestre. La croissance s'affiche à 4 %. Sa composition raconte autre chose, et c'est elle qui devrait orienter vos décisions.

Croissance du PIB, T2 20264,0%
Contre 5,8 % au deuxième trimestre 2025
Valeur ajoutée agricole+21,2%
Contre 8,3 % un an auparavant. C'est ce poste qui porte le chiffre global.
Activités non agricoles1,5%
Contre 4,9 % un an auparavant. Le moteur qui emploie l'essentiel des salariés.
Secteur secondaire−3,9%
Contre une hausse de 5,8 % précédemment. Industrie, construction, énergie : en contraction.

Lecture : les barres sont strictement proportionnelles aux taux de croissance publiés, pas aux poids de chaque poste dans le PIB. Le trait vertical marque le zéro ; la seule barre qui part vers la gauche est une contraction. Source : Haut-Commissariat au Plan, note sur la situation économique nationale au deuxième trimestre 2026, consultée sur le site institutionnel. Le rapprochement entre ces quatre lignes et les projections 2027 de Bank Al-Maghrib est notre analyse et figure à l'item 03.

Partie 1 · Les développements

Ce qui a bougé, et ce que ça vous coûte

01

Jeudi 1er octobre · Énergie

Le gasoil passe 16 dirhams, et trois ministres sortent le même jour pour parler d'approvisionnement

Risque 🔴 Élevé Horizon Immédiat ⚖️ Aucune action de conformité ★★★ Vérifié

Ce qui s'est passé

La révision du 1er octobre a relevé le gasoil de 80 centimes et l'essence de 39 centimes le litre. À Casablanca, le gasoil s'établit entre 16,10 et 16,13 dirhams, l'essence entre 15,58 et 15,59 dirhams. Le même jour, trois membres du gouvernement se sont exprimés sur l'approvisionnement. La ministre de la Transition énergétique, Leila Benali, a indiqué que les stocks disponibles couvrent actuellement entre 40 et 60 jours de consommation. Le ministre de l'Industrie, Ryad Mezzour, a affirmé que le Maroc dispose des capacités nécessaires pour couvrir les besoins. La ministre de l'Économie et des Finances, Nadia Fettah, a annoncé la poursuite du soutien direct et exceptionnel aux professionnels du transport jusqu'à la fin de l'année 2026.

+0,80
DH/L gasoil
révision du 1er octobre
16,10–16,13
DH/L gasoil
Casablanca
+0,39
DH/L essence
à 15,58–15,59 DH/L
40–60
Jours de stocks
selon la ministre

Pourquoi c'est important

Nous avions écrit la semaine dernière de ne pas anticiper de détente au 1er octobre à partir des titres sur le recul du pétrole, parce que la référence européenne avait monté quand la référence américaine baissait. La hausse de 80 centimes est la plus forte de toute la séquence depuis juillet. En ajoutant ces 80 centimes au cumul de 2,74 dirhams publié au 18 septembre, la dérive depuis la mi-juillet approche 3,55 dirhams le litre. Le second signal est politique plutôt qu'économique : quand trois ministres communiquent le même jour sur la sécurité d'approvisionnement, c'est que la question de la disponibilité, et pas seulement du prix, est posée dans le débat public. Une PME dont l'activité dépend du carburant devrait traiter cette communication comme une information sur le risque, pas comme une simple réassurance.

Gagnants
PME ayant indexé leurs contrats avant l'été ; ateliers de conversion GPL et de rétrofit ; opérateurs de mutualisation de tournées ; loueurs refacturant le carburant ; solutions d'écoconduite et de gestion de flotte.
Perdants
Transport routier et livraison à tarif fixe, BTP au forfait, distribution alimentaire, taxis et VTC, forces de vente terrain, exploitations irriguées au gasoil, groupes électrogènes.
Opportunité : à faire cette semaine
Deux choses. Sur le prix, répercutez la dérive cumulée depuis la mi-juillet plutôt que la seule hausse du 1er octobre, avec le tableau des révisions successives à l'appui. Sur le risque de disponibilité, vérifiez ce que prévoit votre contrat d'approvisionnement si votre fournisseur ne peut pas livrer : la plupart des PME découvrent qu'elles n'ont aucune clause sur ce point le jour où elles en ont besoin.
Notre lecture : analyse, pas un fait sourcé
Le cumul d'environ 3,55 dirhams depuis la mi-juillet est notre addition : le cumul de 2,74 dirhams au 18 septembre est sourcé, l'ajout des 80 centimes du 1er octobre est arithmétique, et la base de départ de la mi-juillet n'a pas été revérifiée par nous. Traitez ce chiffre comme un ordre de grandeur pour poser votre propre calcul. L'interprétation selon laquelle la communication ministérielle traduit une préoccupation sur la disponibilité est notre lecture : les trois ministres se veulent au contraire rassurants, et aucune source ne fait état d'une rupture d'approvisionnement. Nous ne disposons par ailleurs d'aucun élément vérifié cette semaine sur le seuil réglementaire de stock stratégique, et nous n'en citons donc aucun.

Sources : Consonews, 01/10/2026, article ouvert et lu intégralement (niveaux de prix à Casablanca, déclarations de Leila Benali sur les stocks de 40 à 60 jours, de Ryad Mezzour sur les capacités, de Nadia Fettah sur le soutien au transport jusqu'à fin 2026). H24Info, 01/10/2026, ouvert et lu (hausses de 80 et 39 centimes). Reprises concordantes : Hespress, Le Guide du Maroc, fesnews, Libération, allAfrica (01/10/2026). Cumul de 2,74 DH au 18 septembre : Le360, 18/09/2026, cité dans notre édition précédente.

02

Mardi 29 septembre · Institutions

Fatima-Zahra El Mansouri nommée cheffe du gouvernement : le nom que les marchés attendaient

Risque 🟡 Moyen Horizon 30 à 90 jours ⚖️ Aucune action de conformité PME ★★★ Vérifié

Ce qui s'est passé

Le Roi Mohammed VI a nommé le 29 septembre Fatima-Zahra El Mansouri cheffe du gouvernement, en application de l'article 47 de la Constitution, qui prévoit la nomination du chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections législatives. Elle est la première femme appelée à diriger le gouvernement marocain. Ministre de l'Aménagement du territoire national, de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Politique de la ville depuis 2021, ancienne présidente du conseil communal de Marrakech, elle fait partie de la direction collégiale du PAM depuis 2024. Elle est chargée de mener les consultations avec les partis représentés au Parlement en vue de former le nouvel exécutif. Une fois le gouvernement constitué, son programme doit être présenté devant les deux chambres et obtenir la confiance de la Chambre des représentants au titre de l'article 88.

Pourquoi c'est important

Nous écrivions la semaine dernière que la variable utile n'était pas le 23 septembre mais la date de nomination, et que les investisseurs attendaient un nom plutôt qu'un score. Ce nom est connu depuis le 29 septembre. Mais la nomination de la cheffe du gouvernement n'est pas la formation du gouvernement. Trois étapes restent à franchir : la constitution d'une coalition sans majorité acquise, la nomination des ministres, puis le vote de confiance. Tant que ces étapes ne sont pas accomplies, les ministères fonctionnent en gestion courante et les arbitrages lourds attendent. Pour une PME, le calendrier de déblocage reste donc suspendu, mais il a désormais un point de départ daté plutôt qu'une échéance inconnue.

Gagnants
Secteurs couverts par des programmes déjà budgétés et contractualisés ; opérateurs à financement privé ; cabinets d'affaires publiques et de conseil réglementaire ; entreprises de l'urbanisme et de l'habitat, portefeuille que connaît bien la nouvelle cheffe du gouvernement.
Perdants
PME en attente d'autorisation, d'agrément ou de déblocage de subvention ; fournisseurs de l'État attendant un paiement ; porteurs de projets nécessitant un arbitrage ministériel avant la fin de l'année.
Opportunité : à faire cette semaine
Reprenez chaque dossier en instance auprès d'une administration et classez-le en deux catégories : ceux qui relèvent d'une décision purement administrative, qui peuvent avancer en gestion courante, et ceux qui supposent un arbitrage politique, qui n'avanceront pas avant le vote de confiance. Relancez les premiers par écrit cette semaine. Pour les seconds, actez le délai dans votre plan de trésorerie plutôt que de relancer chaque quinzaine.
Notre lecture : analyse, pas un fait sourcé
La distinction entre dossiers relevant de la gestion courante et dossiers supposant un arbitrage politique est notre grille de lecture pratique, pas une règle administrative publiée. Nous ne formulons aucune prévision sur la composition de la coalition, sur le calendrier du vote de confiance ni sur l'orientation économique du futur gouvernement : rien dans nos sources ne le permet. Nous notons que le PAM a désigné quatre responsables pour conduire les consultations, information datée du 3 octobre, soit hors de la fenêtre de cette édition, et nous ne la traitons donc pas comme un développement de la semaine.

Source : Lebrief.ma, « Le Roi nomme Fatima-Zahra El Mansouri à la tête du gouvernement », 29/09/2026 à 16h01, article ouvert et lu intégralement (date de nomination, article 47, parcours, mandat de consultation, article 88). Reprises concordantes : FNH, CNews, France Info, Maroc Hebdo, Le Courrier de l'Atlas (29/09/2026).

03

Mercredi 30 septembre · Comptes nationaux

Croissance à 4 % au deuxième trimestre, mais le secteur secondaire se contracte de 3,9 %

Risque 🔴 Élevé Horizon Long terme ⚖️ Aucune action de conformité ★★★ Vérifié, source primaire

Ce qui s'est passé

Le Haut-Commissariat au Plan a publié le 30 septembre la situation économique nationale du deuxième trimestre 2026. La croissance s'établit à 4 %, au lieu de 5,8 % au même trimestre de 2025. La valeur ajoutée agricole progresse de 21,2 %, contre 8,3 % un an auparavant. Les activités non agricoles ralentissent nettement, passant de 4,9 % à 1,5 %. La valeur ajoutée du secteur secondaire s'est contractée de 3,9 %, après avoir enregistré une hausse de 5,8 % précédemment.

Pourquoi c'est important

Le chiffre de 4 % sera repris partout comme une bonne nouvelle. Sa composition dit l'inverse pour la plupart des entreprises. L'agriculture à plus 21,2 % porte presque seule le résultat ; les activités non agricoles, qui emploient l'essentiel des salariés et constituent le marché de la grande majorité des PME, tournent à 1,5 %. Et le secteur secondaire, c'est-à-dire l'industrie, la construction et l'énergie, est en contraction. Si votre carnet de commandes vous paraît plus mou que ne le suggèrent les gros titres sur la croissance marocaine, cette publication explique pourquoi. Elle fournit aussi un argument chiffré et institutionnel pour une demande de rééchelonnement bancaire ou une révision de prévisions auprès d'un actionnaire.

Gagnants
Agriculture, agro-industrie et négoce de produits agricoles ; fournisseurs d'intrants agricoles ; commerce en zone rurale sur cet exercice ; activités tertiaires peu exposées à l'industrie.
Perdants
Sous-traitance industrielle et mécanique ; BTP et matériaux de construction ; énergie ; PME dont les clients sont des industriels ; services aux entreprises adossés au secteur secondaire.
Opportunité : à faire cette semaine
Si vous servez le secteur secondaire, cessez d'expliquer un carnet mou par votre performance commerciale et traitez-le comme une donnée de marché : révisez vos prévisions du quatrième trimestre à la baisse, et utilisez la note du HCP comme pièce justificative dans vos discussions bancaires. Si vous servez l'agroalimentaire, c'est au contraire l'exercice où votre client a de la trésorerie : c'est maintenant qu'on négocie des volumes et des délais, pas l'an prochain.
Notre lecture : analyse, pas un fait sourcé
Le rapprochement le plus important de cette édition est le nôtre et aucune source ne le formule. Le HCP constate que la croissance du deuxième trimestre tient à l'agriculture pendant que le non agricole est à 1,5 % et le secondaire en contraction. Bank Al-Maghrib, le 22 septembre, projetait pour 2027 une valeur ajoutée agricole en recul de 6,7 % et une récolte ramenée à 50 millions de quintaux. Si les deux se vérifient, le soutien agricole disparaît l'an prochain alors que le moteur non agricole est déjà faible. Ce sont deux institutions, deux exercices et deux documents distincts : nous les juxtaposons, nous ne les fusionnons pas, et ni l'une ni l'autre ne commente le travail de la seconde. Nous signalons enfin une tension avec une publication antérieure du même HCP : son enquête de conjoncture du 3 septembre rapportait des industriels anticipant une hausse de production au troisième trimestre. Anticipations d'entrepreneurs et comptes nationaux réalisés ne mesurent pas la même chose, et le trimestre n'est pas le même.

Source primaire : Haut-Commissariat au Plan, « Situation économique nationale au deuxième trimestre 2026 », page institutionnelle consultée et lue, publiée le mercredi 30 septembre 2026. Reprises concordantes : Médias24, La Vie Éco, Hespress, Telquel, LeSiteinfo, La Quotidienne (30/09/2026). Projections 2027 de Bank Al-Maghrib : communiqué du Conseil du 22/09/2026, cité dans notre édition précédente.

04

Vendredi 2 octobre · Commerce extérieur

Déficit commercial à 282,6 milliards à fin août, et une facture énergétique qui accélère encore

Risque 🔴 Élevé Horizon 90 jours ⚖️ Aucune action de conformité ★★★ Vérifié

Ce qui s'est passé

L'Office des Changes a publié ses indicateurs des échanges extérieurs à fin août 2026. Le déficit commercial atteint 282,61 milliards de dirhams, en aggravation de 25,4 % par rapport aux 225,28 milliards d'un an plus tôt. Les importations progressent de 15,8 % à 617,5 milliards, les exportations de 8,7 % à 334,89 milliards. La facture énergétique augmente de 32,6 %, soit 23,7 milliards de dirhams supplémentaires. Les exportations du secteur automobile progressent de 14,5 %, apportant 14,73 milliards. Du côté des soutiens, les transferts des Marocains résidant à l'étranger atteignent 89,21 milliards, en hausse de 9 %, les recettes voyages 97,92 milliards, en hausse de 9,7 %, et les investissements directs étrangers 47,31 milliards, en progression de 17 %.

Déficit commercial+26,5%→+25,4%Toujours en aggravation, mais le rythme se tasse légèrement.
Facture énergétique+29,1%→+32,6%Accélération nette entre fin juillet et fin août.
Exportations+8,4%→+8,7%Légère amélioration, insuffisante pour combler l'écart.
Importations+15,9%→+15,8%Stables à un niveau élevé.

Pourquoi c'est important

En comparant avec les indicateurs à fin juillet publiés le mois dernier, deux mouvements se dégagent et ils ne vont pas dans le même sens. Le rythme de dégradation du déficit s'est légèrement tassé, de 26,5 % à 25,4 %, et les exportations se sont marginalement améliorées. Mais la facture énergétique est passée de plus 29,1 % à plus 32,6 % : c'est le poste qui accélère. Pour une PME, la conséquence est double. Les soutiens extérieurs tiennent, avec des transferts, des recettes voyages et des investissements étrangers tous en hausse à deux chiffres ou proches, ce qui éloigne les scénarios de tension sur l'accès aux devises. Mais la facture énergétique continue de se creuser, ce qui signifie que la pression sur les coûts d'intrants n'est pas derrière nous.

Gagnants
Exportateurs automobiles et leur chaîne de sous-traitance ; tourisme, hôtellerie et commerces en zone touristique ; opérateurs de transfert de fonds ; sociétés accueillant des investissements étrangers.
Perdants
PME à forte intensité énergétique ; importateurs de biens de consommation concurrencés par la hausse des entrées ; exportateurs hors automobile, dont la progression reste inférieure à celle des importations.
Opportunité : à faire cette semaine
Les comptes extérieurs ne sont pas sous tension, donc n'anticipez pas de durcissement sur l'accès aux devises. C'est une raison de ne pas surcouvrir dans l'urgence. En revanche, si vous êtes énergo-intensif, prenez le chiffre de 32,6 % comme le signal qu'il est : passez vos commandes d'intrants du quatrième trimestre plutôt que d'attendre, et révisez vos prix de revient avant la clôture plutôt qu'après.
Notre lecture : analyse, pas un fait sourcé
La comparaison entre les indicateurs de fin juillet et de fin août est notre lecture en série : l'Office des Changes publie des niveaux et des variations annuelles, il ne commente pas l'évolution du rythme d'un mois sur l'autre. Deux relevés successifs suffisent à constater un mouvement, pas à établir une tendance durable. Point de méthode à signaler : la publication a été reprise par la presse le 2 octobre, dans notre fenêtre, mais le détail chiffré que nous citons provient d'une reprise datée du 3 octobre, donc du lendemain. Nous le signalons plutôt que de laisser croire à une lecture intégrale du bulletin original, que nous n'avons pas ouvert.

Sources : Office des Changes, indicateurs mensuels des échanges extérieurs à fin août 2026. Diffusion constatée le 02/10/2026 à 18h27 (H24Info, article ouvert, chiffres non extraits). Détail chiffré : Le Matin, 03/10/2026, article ouvert et lu intégralement. Reprises concordantes : LesEco, Atlasinfo, Infomédiaire, Challenge, La Nouvelle Tribune. Comparatif de fin juillet : bulletin précédent, cité dans notre édition du 31 août au 4 septembre.

05

Jeudi 1er octobre · Finances publiques

Le soutien au transport est prolongé jusqu'à fin 2026, alors que l'enveloppe de compensation est déjà consommée à 80 %

Risque 🟡 Moyen Horizon 90 jours ⚖️ Guichet d'aide ouvert depuis le 24 septembre ★★ Sourcé, rapprochement analytique

Ce qui s'est passé

La ministre de l'Économie et des Finances a annoncé le 1er octobre la poursuite du soutien direct et exceptionnel destiné aux professionnels du transport jusqu'à la fin de l'année 2026, avec des moyens financiers mobilisés pour atténuer l'effet de la hausse des hydrocarbures sur le secteur. Par ailleurs, selon les données de la Trésorerie générale du Royaume rapportées le 15 septembre, les dépenses émises au titre de la compensation ont atteint 11,1 milliards de dirhams à fin août 2026, en hausse de 71,3 % sur un an, soit 80,5 % des crédits prévus par la loi de finances 2026.

Pourquoi c'est important

Mis côte à côte, ces deux éléments posent une question de soutenabilité que personne n'a formulée publiquement. L'engagement ministériel porte sur quatre mois de soutien supplémentaire ; l'enveloppe annuelle de compensation était consommée à plus de 80 % à la fin du huitième mois. Nous ne savons pas comment l'écart sera financé, et nous ne prétendons pas que l'engagement ne sera pas tenu. Mais pour un transporteur, la conclusion opérationnelle est la même dans tous les cas de figure : ne construisez pas votre prévision de trésorerie du quatrième trimestre sur l'hypothèse d'une aide reconduite au même niveau et versée dans les mêmes délais. Déposez, encaissez, et considérez chaque tranche comme acquise seulement lorsqu'elle est versée.

Gagnants
Transporteurs qui ont déposé tôt sur la tranche ouverte le 24 septembre ; opérateurs ayant indexé leurs tarifs plutôt que de compter sur la subvention ; sociétés de transport de personnes, souvent moins mobilisées sur ces dispositifs.
Perdants
Transporteurs dont le modèle économique repose sur le maintien du niveau d'aide ; opérateurs en attente d'arriérés ; PME de transport ayant répercuté partiellement la hausse en comptant sur la subvention pour le reste.
Opportunité : à faire cette semaine
Si vous ne l'avez pas fait, déposez votre demande sur la plateforme dédiée : la tranche ouverte le 24 septembre couvre 30 jours et la fenêtre se referme. Puis faites l'exercice que la plupart éviteront : calculez votre prix de revient au kilomètre sans la subvention. Si ce prix ne passe pas chez vos clients, le problème n'est pas conjoncturel et il faut le traiter maintenant, par la tarification ou par la structure de coûts, pas en comptant sur la reconduction du dispositif.
Notre lecture : analyse, pas un fait sourcé
Le rapprochement entre l'engagement ministériel et le taux de consommation de l'enveloppe est entièrement le nôtre. Aucune source ne le fait, aucune ne conclut à un risque de non-reconduction, et l'État dispose de plusieurs moyens d'ajuster une enveloppe en cours d'exercice. Nous signalons par ailleurs avoir écarté un chiffre : une revue de presse du 1er octobre faisait état de 13,8 milliards de dirhams de compensation sur huit mois, en hausse de 6,2 %, et de 1,9 milliard d'aide directe au transport au 31 août. Ces chiffres sont incompatibles avec les données de la Trésorerie générale du Royaume que nous retenons, tant sur le niveau que sur le taux de variation. Ne pouvant trancher, nous ne publions pas les premiers et signalons la divergence.

Sources : déclaration de Nadia Fettah du 01/10/2026, via Consonews, article ouvert et lu intégralement. Données de compensation : Trésorerie générale du Royaume, reprises par Consonews le 15/09/2026, article ouvert et lu (11,1 MMDH à fin août, hausse de 71,3 %, 80,5 % des prévisions de la loi de finances 2026), publication hors fenêtre citée comme contexte daté. Tranche d'aide ouverte le 24/09/2026 sur la plateforme Mouakaba : Lodj.ma, 21/09/2026, cité dans notre édition précédente.

06

Échéance au 20 octobre · Budget

Le PLF 2027 doit être déposé le 20 octobre, par un gouvernement qui n'est pas encore formé

Risque 🟡 Moyen Horizon 30 jours ⚖️ Aucune action de conformité PME ★★ Sourcé

Ce qui s'est passé

Le projet de loi de finances 2027 doit être déposé au plus tard le 20 octobre, pour une adoption et une promulgation avant le 31 décembre en vue d'une application au 1er janvier. Le cadrage budgétaire a été préparé par l'exécutif sortant et fixe pour l'essentiel le cadre dans lequel la prochaine équipe devra agir : une croissance annuelle moyenne de 4,2 % sur la période, un déficit ramené à 3 % du PIB, un ratio de dette limité à 63 % du PIB et une enveloppe de 210 milliards de dirhams pour la réalisation de programmes sur huit ans. Les priorités déjà engagées incluent le programme ferroviaire à horizon 2030, les infrastructures autoroutières et aéroportuaires, le renouvellement de la flotte de Royal Air Maroc et les garanties liées à la Coupe du monde 2030.

Pourquoi c'est important

Le calendrier est serré et il se superpose à une formation de gouvernement en cours. Pour une PME, ce n'est pas un sujet d'actualité politique mais un sujet de visibilité commerciale : le PLF est le document qui annonce les enveloppes sectorielles, les mesures fiscales de l'année suivante et les programmes d'investissement public qui deviendront des appels d'offres. Un texte déposé dans les délais donne de la visibilité dès la fin octobre. Le point à retenir pour vos arbitrages est que le cadre est déjà largement écrit : les marges de manœuvre du prochain gouvernement sont, selon la source, déjà en grande partie tracées. N'attendez donc pas une rupture de politique économique pour engager vos décisions.

Gagnants
Fournisseurs des programmes déjà engagés, ferroviaire, autoroutier, aéroportuaire et Mondial 2030 ; entreprises capables de lire un PLF et de se positionner tôt ; cabinets de conseil fiscal préparant les clients aux mesures de l'année suivante.
Perdants
PME attendant une inflexion de politique sectorielle pour investir ; secteurs espérant une mesure fiscale nouvelle non inscrite au cadrage ; opérateurs dont le modèle dépend d'un arbitrage budgétaire encore à prendre.
Opportunité : à faire cette semaine
Bloquez du temps dans votre agenda autour du 20 octobre pour lire, ou faire lire, les dispositions fiscales du PLF 2027 qui concernent votre régime. Les entreprises qui lisent le texte à sa publication ont deux mois d'avance sur celles qui le découvrent en janvier, et c'est dans ces deux mois que se prennent les décisions de structure juridique, d'investissement éligible et de calendrier de facturation.
Notre lecture : analyse, pas un fait sourcé
Notre source sur le calendrier et le cadrage est datée du 18 septembre, donc antérieure à la nomination de la cheffe du gouvernement : elle décrit la contrainte telle qu'elle se présentait avant que l'exécutif ne change de main. Nous n'avons trouvé aucune source dans la fenêtre du 28 septembre au 2 octobre confirmant que le dépôt interviendra effectivement le 20 octobre, ni aucune indiquant un report. Nous présentons donc une échéance légale et un cadrage, pas une certitude de calendrier. Rappelons enfin l'écart déjà signalé : le cadrage retient une croissance moyenne de 4,2 % quand Bank Al-Maghrib projette 2,9 % pour 2027. Ce sont deux documents distincts et aucun ne commente l'autre.

Source : La Vie Éco, « PLF 2027 : une feuille de route budgétaire déjà bien balisée », 18/09/2026, article ouvert et lu intégralement, publication hors fenêtre citée pour le cadre légal et budgétaire. Projection 2027 de Bank Al-Maghrib : communiqué du Conseil du 22/09/2026.

07

Du 28 septembre au 2 octobre · Marchés mondiaux

Le brut se stabilise mais le distillat reste rare : les stocks de Singapour au plus bas depuis cinq ans

Risque 🔴 Élevé Horizon 90 jours ⚖️ Aucune action de conformité ★★ Sourcé

Ce qui s'est passé

Le brut américain a terminé la semaine quasiment inchangé, de 93,58 dollars le lundi à 93,46 dollars le vendredi, avec un creux à 89,00 dollars le mercredi. Le gasoil américain a reculé de 3,5 %, de 4,8126 à 4,6450 dollars le gallon, après un pic à 4,8662 dollars le mercredi. Le Brent s'établissait à 103,37 dollars le 2 octobre, en hausse de 56,7 % sur un an par rapport aux 65,96 dollars d'octobre 2025. Les stocks de distillats légers de Singapour sont tombés à leur plus bas niveau en cinq ans sur la semaine close le 30 septembre. L'offre de gasoil reste contrainte par une production réduite des raffineries au Moyen-Orient et en Russie, et les cargaisons à livraison immédiate se négocient nettement au-dessus des livraisons à terme.

93,46 $
Brut américain vendredi
quasi inchangé sur la semaine
103,37 $
Brent le 2 octobre
+56,7% sur un an
−3,5%
Gasoil américain
sur la semaine
5 ans
Plus bas des stocks
de distillats à Singapour

Pourquoi c'est important

C'est la quatrième semaine consécutive où la même mécanique se confirme : le prix du brut n'est plus le bon indicateur. Le brut s'est stabilisé, le gasoil américain a même reculé, et pourtant le Maroc a subi la plus forte hausse de sa séquence le 1er octobre. La raison tient en deux faits de cette semaine : des stocks de distillats au plus bas depuis cinq ans sur une place de référence asiatique, et des cargaisons immédiates plus chères que les livraisons à terme, ce qui est la signature d'une pénurie physique et non d'une spéculation. Tant que la contrainte porte sur la capacité de raffinage plutôt que sur le pétrole, un baril stable ne vous protège pas.

Gagnants
Opérateurs ayant couvert leurs besoins du quatrième trimestre ; activités substituables vers l'électrique ou le GPL ; transport ferroviaire et maritime de cabotage ; négociants de produits distillés.
Perdants
Toute activité dont le gasoil est un intrant direct ; agriculture irriguée au gasoil ; pêche côtière ; PME ayant retardé leur couverture en attendant un reflux du brut.
Opportunité : à faire cette semaine
Arrêtez de suivre le baril dans vos tableaux de bord et remplacez-le par le prix du produit raffiné. Concrètement, demandez à votre fournisseur de carburant la cotation de référence qu'il applique et suivez celle-là. C'est la seule série qui prédit ce que vous paierez à la pompe dans quinze jours, et elle vous donne un argument vérifiable face à un client qui vous oppose la baisse du pétrole.
Notre lecture : analyse, pas un fait sourcé
Les stocks de Singapour et le gasoil américain ne sont pas les références d'approvisionnement du Maroc, qui achète sur le complexe européen et méditerranéen. Nous les citons comme indicateurs de la tension mondiale sur le distillat, pas comme base de calcul marocaine, et nous n'avons pas trouvé cette semaine de donnée vérifiable sur les stocks européens. L'interprétation de l'écart entre cargaisons immédiates et livraisons à terme comme signature d'une rareté physique est une lecture de marché standard, mais elle reste notre interprétation. Nos sources principales sont des publications de courtage et de marché spécialisées, plus étroites que nos sources institutionnelles habituelles.

Sources : Mansfield Energy, « Week in Review », 02/10/2026, ouvert et lu (brut de 93,58 à 93,46 $, creux à 89,00 $, gasoil de 4,8126 à 4,6450 $ le gallon, stocks de distillats légers de Singapour au plus bas depuis cinq ans sur la semaine close le 30 septembre, production réduite des raffineries au Moyen-Orient et en Russie, cargaisons immédiates au-dessus des livraisons à terme). Fortune, relevé du 02/10/2026, ouvert et lu (Brent à 103,37 $, 65,96 $ un an plus tôt). Pondération ★★.

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Mercredi 30 septembre et jeudi 1er octobre · Commande publique

34 chantiers pour plus d'un milliard de dirhams à Casablanca-Settat, et un appel d'offres solaire dans cinq ports

Risque 🟢 Faible Horizon 30 à 90 jours ⚖️ Aucune action de conformité ★★★ Vérifié pour l'AREP, ★★ pour l'appel d'offres portuaire

Ce qui s'est passé

L'Agence régionale d'exécution des projets de Casablanca-Settat a annoncé le lancement en octobre de 34 nouveaux projets pour un montant supérieur à un milliard de dirhams. L'agence pilote par ailleurs 11 projets en cours d'exécution pour environ 377 millions de dirhams, à un taux d'avancement de 83 %, bénéficiant à 83 communes et à plus de trois millions d'habitants, et a achevé 14 projets pour 247 millions de dirhams. Séparément, l'Agence nationale des ports a lancé un appel d'offres pour l'installation de centrales photovoltaïques dans cinq ports du Nord, Tanger-Ville, M'diq, Al Hoceima, Nador et Ras Kebdana, pour un budget estimé à 18 millions de dirhams. Le Maroc et la Banque africaine de développement ont également signé un accord de financement de 270 millions d'euros pour la modernisation des infrastructures aéroportuaires de Marrakech, Agadir, Fès et Tanger.

34
Nouveaux projets AREP
lancés en octobre
1 MMDH+
Montant des nouveaux
chantiers régionaux
18 MDH
Appel d'offres solaire
cinq ports du Nord
270 M€
Financement BAD
aéroports

Pourquoi c'est important

Pendant que la formation du gouvernement suspend les arbitrages nationaux, la commande publique régionale et sectorielle continue d'avancer. C'est précisément le déséquilibre à exploiter : les concurrents qui attendent la clarification politique nationale laissent passer des marchés régionaux qui ne dépendent pas d'elle. Le profil des projets est aussi favorable aux PME : des chantiers communaux répartis sur un grand nombre de communes relèvent d'allotissements accessibles, et un appel d'offres solaire de 18 millions sur cinq sites est un format de PME spécialisée, pas de grand groupe. Rappelons que l'objectif de réserver 20 % de la commande publique aux TPE-PME, fixé en 2013, n'est toujours pas atteint selon la confédération du secteur.

Gagnants
PME de BTP, voirie, assainissement et équipement communal ; installateurs photovoltaïques et bureaux d'études énergie ; entreprises du génie aéroportuaire et leurs sous-traitants ; groupements momentanés d'entreprises.
Perdants
PME qui découvrent les appels d'offres à leur publication ; opérateurs sans capacité de portage de trésorerie sur délais publics ; entreprises sans dossier administratif à jour, exclues faute de pièces.
Opportunité : à faire cette semaine
Trois gestes concrets. Un : si vous êtes en BTP ou équipement communal dans la région de Casablanca-Settat, prenez contact avec l'agence régionale d'exécution des projets pour connaître le calendrier de publication des 34 chantiers plutôt que d'attendre les avis. Deux : si vous êtes installateur solaire, l'appel d'offres portuaire est un format accessible et à référence valorisante. Trois : vérifiez dès maintenant que votre dossier administratif type est complet, car ces fenêtres se perdent sur une pièce manquante plus souvent que sur le prix.
Notre lecture : analyse, pas un fait sourcé
Les données de l'AREP sont vérifiées. L'appel d'offres portuaire et le financement de la Banque africaine de développement proviennent d'une revue de presse citant deux quotidiens, et non d'articles que nous ayons ouverts : nous les reprenons avec une pondération plus faible et recommandons de vérifier les termes exacts auprès des portails officiels avant d'engager des frais de dossier. L'affirmation selon laquelle ces formats sont accessibles aux PME est notre appréciation, fondée sur les montants, et non une indication des maîtres d'ouvrage. Aucune source ne donne de calendrier de publication des avis.

Sources : Infomédiaire, « Casablanca-Settat : 11 projets en cours et 34 nouveaux chantiers », 30/09/2026, ouvert et lu intégralement (34 projets, plus d'un milliard de dirhams, 11 projets à 377 MDH et 83 % d'avancement, 83 communes, 14 projets achevés à 247 MDH). Appel d'offres de l'Agence nationale des ports et accord avec la Banque africaine de développement : revue de presse de Hespress du 01/10/2026, ouverte et lue, citant Assahra almaghribia et Al Bayane. Articles d'origine non ouverts : pondération ★★.

Note de méthode : ce que nous avons écarté et ce que nous ignorons

Un chiffre retiré, deux pièges de date, trois inconnues.

Un chiffre écarté. Une revue de presse du 1er octobre annonçait 13,8 milliards de dirhams de compensation sur huit mois, en hausse de 6,2 %, et 1,9 milliard d'aide directe au transport. Les données de la Trésorerie générale du Royaume donnent 11,1 milliards à fin août, en hausse de 71,3 %. Les deux séries sont incompatibles sur le niveau comme sur la variation. Ne pouvant trancher, nous ne publions pas les premiers chiffres et retenons ceux de la Trésorerie.

Deux pièges de date. Une dépêche sur les indicateurs du commerce extérieur à fin août s'est révélée dater d'octobre 2021, et un article sur le trafic de Tanger Med remontait à mars 2026. Les deux auraient produit des affirmations fausses sur la semaine écoulée s'ils avaient été cités sur la foi de leur titre.

La grève du fret, troisième semaine sans réponse. Nous n'avons toujours pas pu établir si le mouvement annoncé pour le 14 septembre a démarré, ni à quelle échelle. Nous cessons de le mentionner comme un développement actif, faute d'élément nouveau, mais nous ne le déclarons pas clos pour autant.

Le change et la liquidité, cinquième semaine. Le bulletin hebdomadaire de Bank Al-Maghrib n'a pas été consulté. Aucun chiffre de dirham, de réserves hebdomadaires ni d'injections n'est avancé dans cette édition.

La facturation électronique, sixième semaine. Aucune confirmation de publication au Bulletin officiel du décret d'application. Notre position est inchangée : préparez-vous comme si les dates circulant étaient fermes, mais ne contractualisez rien sur une date que le Bulletin officiel n'a pas consacrée.

Deux sources qui se contredisent ne font pas une moyenne. Elles font une vérification, ou un silence.

Partie 2 · Le verdict

Market Pulse

🔴 Difficile pour l'industrie, 🟡 mixte ailleurs

Nous changeons de notation sur un segment précis, et les comptes nationaux publiés le 30 septembre le justifient seuls. Le secteur secondaire, c'est-à-dire l'industrie, la construction et l'énergie, s'est contracté de 3,9 % au deuxième trimestre après une hausse de 5,8 %. Les activités non agricoles dans leur ensemble sont tombées de 4,9 % à 1,5 %. Une PME qui sert des industriels n'opère pas dans une économie à 4 % de croissance, elle opère dans une économie à 1,5 %, et si elle est elle-même industrielle, dans un segment qui recule.

Le reste du tableau n'est pas dégradé. Les comptes extérieurs tiennent, soutenus par des transferts à 89,21 milliards de dirhams, des recettes voyages à 97,92 milliards et des investissements étrangers en hausse de 17 %. Le pays a une cheffe du gouvernement nommée depuis le 29 septembre, ce qui lève la première inconnue institutionnelle. La commande publique régionale continue d'avancer, avec plus d'un milliard de dirhams de nouveaux chantiers lancés en octobre dans la seule région de Casablanca-Settat.

Le fil conducteur du trimestre est devenu la composition plutôt que le niveau. La croissance tient à l'agriculture, et Bank Al-Maghrib projette que cet appui s'inverse en 2027. Le déficit se creuse mais le rythme se tasse, pendant que la facture énergétique accélère. Le gasoil franchit 16 dirhams alors que le baril se stabilise. Dans les trois cas, le chiffre agrégé rassure et sa décomposition inquiète. Une PME qui pilote sur les titres se trompera ce trimestre ; celle qui pilote sur la ligne qui la concerne aura une longueur d'avance.

Meilleure opportunité de la semaine

La commande publique régionale, pendant que les autres attendent le gouvernement

34 chantiers pour plus d'un milliard de dirhams lancés en octobre à Casablanca-Settat, un appel d'offres solaire de 18 millions sur cinq ports, 270 millions d'euros de financement aéroportuaire. Ces marchés ne dépendent pas de la formation du gouvernement. Vos concurrents qui attendent la clarification politique nationale vous laissent le champ sur des lots régionaux accessibles.

Plus grande menace de la semaine

Un secteur secondaire en contraction de 3,9 %

L'industrie, la construction et l'énergie reculent au deuxième trimestre après avoir progressé de 5,8 %. Les activités non agricoles tombent à 1,5 %. Pour toute PME dont les clients sont des industriels ou des entreprises de construction, la faiblesse du carnet de commandes n'est pas un problème commercial : c'est le marché, et il faut réviser les prévisions du quatrième trimestre en conséquence.

Plus grande échéance de conformité

Tranche d'aide au transport : fenêtre de 30 jours ouverte le 24 septembre

Autorité : gouvernement, dispositif de soutien direct aux professionnels du transport routier, plateforme Mouakaba. Périmètre : transport routier de personnes et de marchandises. Obligation : dépôt de la demande pour la tranche en cours, couvrant 30 jours à compter du 24 septembre 2026. La date limite exacte doit être vérifiée sur la plateforme, nos sources ne la précisant pas. À noter : l'échéance fiscale du 1er octobre signalée dans notre édition précédente, troisième acompte d'impôt sur les sociétés, droits de timbre d'août et troisième acompte de contribution professionnelle unique, est désormais passée. Si vous l'avez manquée, régularisez sans attendre la prochaine déclaration.

Partie 3 · Exécution

Douze actions à mener cette semaine

Partie 4 · Anticipation

À surveiller la semaine prochaine

Journal de sourçage · semaine du 28 septembre au 2 octobre 2026

  • 29 sept.Nomination de Fatima-Zahra El Mansouri cheffe du gouvernement, article 47 de la Constitution. ★★★ ouvert et lu, cinq titres concordants.
  • 30 sept.HCP, situation économique nationale au deuxième trimestre 2026. ★★★ source primaire consultée sur le site institutionnel.
  • 30 sept.AREP Casablanca-Settat, 34 nouveaux projets pour plus d'un milliard de dirhams. ★★★ ouvert et lu.
  • 1er oct.Révision des carburants : gasoil +0,80 DH, essence +0,39 DH ; gasoil à 16,10-16,13 DH/L à Casablanca. ★★★ ouvert et lu, deux articles, reprises concordantes.
  • 1er oct.Déclarations de Leila Benali, Ryad Mezzour et Nadia Fettah sur l'approvisionnement et le soutien au transport. ★★★ ouvert et lu.
  • 1er oct.Appel d'offres solaire de l'Agence nationale des ports et financement BAD de 270 M€. ★★ revue de presse, articles d'origine non ouverts.
  • 2 oct.Office des Changes, indicateurs à fin août 2026 : diffusion constatée le 2 octobre. ★★★ détail chiffré ouvert et lu sur une reprise du 3 octobre, signalée comme telle.
  • 2 oct.Marchés : brut quasi stable, gasoil américain en recul de 3,5 %, stocks de distillats de Singapour au plus bas depuis cinq ans. ★★ sources de marché spécialisées, ouvertes et lues.
  • Hors fenêtreCompensation à 11,1 MMDH et 80,5 % de l'enveloppe à fin août (TGR, 15/09) ; cadrage et échéance du PLF 2027 (18/09). Cités comme contexte daté, ouverts et lus.
  • ÉcartéChiffres de compensation de 13,8 MMDH et d'aide transport de 1,9 MMDH, incompatibles avec les données de la TGR. Non publiés.
  • ÉcartéesDeux sources datant d'octobre 2021 et de mars 2026, identifiées à la lecture et non retenues.
  • Non vérifiéExécution de la grève du fret annoncée pour le 14 septembre. Troisième semaine sans élément nouveau.
  • Non consultéBulletin hebdomadaire de Bank Al-Maghrib, cinquième semaine consécutive.
  • Non confirméDécret d'application de la facturation électronique, sixième semaine consécutive sans confirmation au Bulletin officiel.